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En se retirant de la F1 avec effet immédiat, Honda n’a pas pour autant arrêté l’hémorragie de Yens. Explications…
En se retirant de la Formule 1, Honda a voulu fermer le robinet des dépenses de son département Sports pour endiguer la lame de fond de la récession dont certaines des victimes les plus exposées sont les constructeurs automobiles. Une mesure complétée par la fermeture de l’écurie Honda engagée en AMA Superbike, dont l’étoile ne brillait plus depuis plusieurs années, depuis le titre que lui avait offert Nicky Hayden en 2002.
Mais battre en retraite n’est pas synonyme d’économies immédiates et substantielles pour le 2è constructeur Nippon, le 6è mondial par son chiffre d’affaire. Des experts du monde industriel se sont penchés sur le passif que Honda devrait éponger en cas d’échec du rachat de l’écurie de Formule 1 basée à Brackley – le département moteur de Bracknell pourrait lui aussi représenter une perte sèche car ne pouvant être racheté ad valorem.
Le coût du retrait de Honda s’élèverait aux environs de €120 millions selon les estimations croisées de plusieurs économistes. Il s’échelonne de la difficulté de reconversion du matériel spécialisé de l’écurie F1 au dédommagement du contrat de Jenson Button – qui était lié à Honda pendant 3 saisons et qui pourrait réclamer des dommages et intérêts à 2 chiffres dans la case millions d’Euros. Autre partenaire de Honda qui pourrait se retourner contre le constructeur, le pétrolier Brésilien Petrobras, qui avait mis un terme à sa collaboration avec Williams pour embrasser le projet pro-écologique de Honda et accoler son image à celle d’un pilote Brésilien (probablement Bruno Senna). |