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Le calendrier du championnat du monde connaît une inflation galopante. De 7 épreuves en 1950, il est passé au double dans les années 70, et bientôt au triple. Avec l’intronisation récente de la Chine et de la Turquie, l’adoubement d’Abu Dhabi et de Singapour par la FOM et probablement bientôt de l’Inde, la saison régulière de Formule 1 se dirige tout droit vers le cap des 20 Grand-Prix.
Avec la réduction des essais privés, un calendrier à rallonge n’est pas fait pour déplaire aux pilotes, comme l’ont confirmé trois d’entre eux, présents en conférence de presse à Fuji.
« Je pense que le nombre de course que nous disputerons l’année prochaine – une de plus (ndlr : 18 comme en 2004 et 2006, 2005 détenant le record avec 19) – n’est pas mal du tout si l’on considère la charge de travail de l’équipe et des mécaniciens et tous les voyages » explique Ralf Schumacher, « Je pense que nous seront plus limités par ce facteur à moins que nous rallongions la saison en raccourcissant les essais privés. »
« Je suis d’accord » acquiesce Barrichello, « Je pense qu’il y a 2 ans nous faisions bien trop de kilomètres en essais privés et j’ai le sentiment que nous avons trouvé le bon équilibre aujourd’hui. Je ne pense pas que ce serait un problème pour les pilotes si nous avions 2 courses supplémentaires – en fait ce serait même mieux car nous ferions ce que nous préférons : courir des GP. 18 ou 20 courses, ça ne fait donc pas grande différence pour nous, tout dépend d’où se situent les courses. C’est en revanche plus problématique pour les mécaniciens et la logistique, mais avec moins d’essais ça va. »
Même son de cloche chez Takuma Sato, qui va même jusqu’à plaider en faveur de l’allongement du calendrier. « D’un point de vue purement de pilote je pense qu’avoir à disputer beaucoup de courses est génial. Mais pour la logistique, les mécaniciens et les ingénieurs et toutes leurs familles, c’est probablement plus difficile. Mais tant que nous ne faisons rentrer la saison entre le printemps et l’automne, des courses supplémentaires sont les bienvenues. »
En 2005, la FOM avait dû négocier avec les écuries pour inscrire 19 courses au calendrier. Bernie Ecclestone avait pris en charge les frais du déplacement surnuméraire. |