A Bahreïn, le plus gros problème, c’est le sable !
Dans le désert du Moyen Orient, le week-end prochain à l’occasion de la troisième manche du championnat du monde de Formule Un, le problème principal pourrait bien ne pas être la chaleur, mais plutôt le sable, omniprésent et qui peut recouvrir le circuit, soufflé par de violente bourrasques qui avaient majoritairement épargné les F1 l’année dernière, une alerte mise à part. Les murs d’enceinte autour du circuit de Bahreïn ne peuvent remédier à ce problème, la glue apposée l’année dernière sur les dunes à peine moins.
Gunther Steiner, Directeur Technique chez Red Bull Racing, explique les mesures prises par son écurie et les erreurs à éviter pour échapper aux pièges que le sable représentera à Bahreïn.
« Pour un circuit au milieu du désert, rien de surprenant de savoir que le sable est le plus grand défi, il peut s’infiltrer n’importe ou dans la voiture ! Il décape la voiture à chaque sortie, et ronge lentement mais sûrement toutes les surfaces et les ailettes des radiateurs ! »
« Je crois que le circuit a été modifié cette année pour diminuer l’envergure de ce problème. Il ne faut surtout pas que du sable s’infiltre dans le moteur, et donc nous faisons bien attention de filtrer l’air au maximum avant qu’il ne rentre dans le moteur. Ceci est encore plus important cette année vu que les moteurs doivent tenir deux GP. Le sable est également dur pour les pneus, le choix des gommes sera donc difficile et la patience est donc de rigueur car il faut trouver une fenêtre disponible pour prendre la piste avec le moins de vent possible et un trajectoire propre pour prendre cette décision. »
Un GP à prendre donc avec des pincettes sur le circuit de Sakhir, où les fans de Red Bull Racing espèrent voir les monoplaces se classer une nouvelles fois dans les points. Les deux RB1 sont les seuls du plateau à être entré dans le top 8 synonyme de points lors des deux premières épreuves de la saison.