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Sebastien Vettel a gravé son nom dans les tablettes de la F1 en remportant le 1er Grand-Prix d’Abou Dhabi de l’Histoire devant son équipier Mark Webber. Red Bull Racing a bénéficié de l’abandon du poleman et leader du 1er relais, Lewis Hamilton, qui a essuyé sa 1ère casse mécanique en course depuis le début de sa carrière F1. La victoire aura jusque bout boudé le champion du monde 2009, privé de succès depuis le 7è Grand-Prix de la saison mais hauteur d’un final en feu d’artifice qui fait honneur à son titre mondial. BMW Sauber déborde Williams au championnat Constructeurs et Kobayashi propulse son nom en tête de liste de la fiche de recrutement de Toyota grâce à une course somptueuse récompensée par une victoire sur Trulli ainsi que par les points de la 6è place.
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1er abandon sur casse mécanique en 3 ans
Au soir des qualifications, rien ni personne ne semblait pouvoir se mettre en Lewis Hamilton et la victoire dans le 1er Grand-Prix d’Abou Dhabi de l’Histoire du championnat du monde de Formule 1. Personne car équipé du KERS Lewis saurait bien ne pas agiter le chiffon sous le nez du le taureau rouge. Rien car personne n’avait imaginé qu’un incident mécanique viendrait mettre un terme à la chevauchée du Britannique. La fiabilité était l’une des bonnes habitudes du package de Woking ; à tel point qu’aucun grain de sable n’avait enrayé la machine du champion du monde 2008 en course depuis son intronisation dans le pinacle du sport automobile, début 2007.
En voyant Lewis resté à la portée des deux Red Bull Racing dans le premier relais de course, on imaginait que les pneumatiques Bridgestone jouaient avec les nerfs de l’Anglais ainsi qu’au yoyo en fonction des conditions de piste. La lecture des temps au tour confirmait l’impression : ils avaient gagné plus de 3 secondes entre le 1er et le 10è passage et continuaient d’abaisser la référence de la soirée. La première alerte est venue au 11è tour lorsque Lewis a bloqué une roue au freinage du virage 17 en bloquant la roue intérieur. Le fait est très inhabituel pour le virtuose du freinage en appuis comme en ligne. Un tour après son ravitaillement du 18è tour, sa radio crépitait : « Lewis, on a sûrement un problème avec les freins à l’arrière droit ». Le diagnostic était confirmé une boucle plus tard lorsque Lewis tirait tout droit après le bris d’une plaquette. « On avait un problème de frein et je ne pouvais pas ralentir l’auto. Je bloquais mes roues de plus en plus et il était difficile de piloter. C’est dommage car l’auto semblait tellement bonne ces derniers jours » explique Lewis, « Mais je n’avais jamais eu de problème de freins cette année, en voilà un. Je Continue de penser que toute l’équipe peut être fière d’elle après notre rétablissement cette année. »
Kobayashi s’offre le scalp du champion du monde
Dans le même temps, un autre champion du monde, lui aussi Britannique, commençait également à gamberger. En sortant des stands devant Kobayashi, Button retrouvait sa bête noire d’Interlagos, celle qui l’avait fait flancher mentalement au point de demander l’aide de la FIA pour la dépasser au Brésil. Cette fois, en pneus froids Jenson avait une excuse. Button avait pourtant respecté à la lettre la consigne de son ingénieur, Andrew Shovlin, qui l’avait prévenu au 12è tour : « Jenson, tu dois gagner encore 1,4 secondes sur Kobayashi, le plus rapide des pilotes à devoir faire un seul arrêt, afin de ressortir devant lui après ton pit stop. »
Le Japonais n’a pas tremblé. Il ne l’a jamais fait de toute sa carrière depuis la F3 Euro Series jusqu’au GP2. S’il est parfois frappé d’une inexplicable de fuite de performance – champion GP2 Asie, il a sombré dans le GP2 Europe – Kamui n’est pas du genre à se poser des questions une fois la visière baissée. Le pilote Toyota a joué au chat et à la souris avec le champion du monde et s’est promptement défait de lui pour capitaliser sur sa stratégie décalée à un seul pit stop. Elle l’emmènera dans le top 6 final du Grand-Prix D’Abou Dhabi, devant son équipier, Jarno Trulli. Kamui a gagné 6 places entre le départ et l’arrivée, Jarno en a perdu une. Aucun doute, le pilote du soleil levant a définitivement rejoint le haut de la liste de recrutement de Toyota en vue de la saison 2010 !
4è doublé
Libéré d’Hamilton et supérieure à Brawn GP, Red Bull Racing s’est envolée vers son 4è doublé de la saison, le 3è Vettel/Webber. L’écurie de Milton Keynes a souvent été binaire dans ses résultats – un doublé ou rien – ce qui lui aura coûté chère aux deux championnats. Elle a par 4 fois (le quart de la saison) marqué moins de 2 points, une statistique inexistante chez sa rivale de Brackley. « Ce résultat résume bien notre saison, faite de hauts et de bas » reconnaît Vettel en faisant écho à notre propos.
Pour Vettel, cette 4è victoire de la saison est synonyme de titre honorifique de vice-champion. « L’auto était tout simplement géniale et elle était très performante avec les deux types de pneus ! » souligne l’Allemand en confirmant les prédictions de Bridgestone (pour plus d’information sur le sujet, lire notre article d’avant course ‘Casse-tête : Quand chausser les pneus tendres en course ?’). « C’était un réel plaisir d’être assis dans cette auto aujourd’hui. La voiture est de plus en plus rapide, dommage que ce soit la fin de l’année ! »
La finesse de pilotage de Vettel a déserté le cockpit de l’autre RB5. En pneus tendres, Webber a martyrisé ses pneus et concédait une seconde à son leader. Au point de voir Button fondre sur lui dans les 3 derniers tours. L’Australien a usé de toutes les ficelles du métier, sans mauvais esprit, pour conserver sa 2è place. « Je n’avais plus aucun feeling avec les pneus tendres. J’étais lent avec ces pneus et je pensais que la fin serait très difficile. J’ai dû me concentrer sur toutes les distances de freinage. »
Meilleur pilote derrière les deux écuries phare du plateau, Nick Heidfeld permet à BMW Sauber de subtiliser la 6è place du championnat Constructeurs à Williams, dont la fin de saison et certains choix techniques n’augurent rien de bon pour 2010 qui sera une année de transition pour les hommes de Sir Frank. Rubens Barrichello en a bien conscience qui avouait ce soir « Je dois remercier Dieu d’avoir eu cette opportunité cette année. Elle était fantastique. Lorsque vous pilotez une mauvaise voiture, vous ne savez pas si vous aurez de nouveau la chance de vous installer dans une voiture gagnante. » |