Après un rapide shake-down au Mugello, la semaine précédant Imola, l’écurie Minardi revenait sur le même tracé distant d’une centaine de kilomètres, pour la première véritable séance d’essais et de développement des deux nouvelles PS05 et de roulage à bord d’une PS04 pour l’Israélien Chanoch Nissany, pilote de développement. Emmener deux voitures neuves et une plus ancienne sur une même séance relève, pour Minardi, d’un véritable exploit. En effet, même Sauber ne déplace jamais autant de matériel. Seulement voilà, après une première journée où toutes les voitures durent rester au stands pour divers soucis mécaniques, à la suite d’une mésentente en piste en début de journée … Nissany et Albers s’accrochaient ! Résultat : les voitures endommagées ne permettaient qu’à patrick Friesacher de prendre la piste.
« Il n’y a pas grand chose à ajouter » indiquait Albers. « C’était ma première expérience du Mugello et je peux vous dire qu’il est fidèle à sa réputation de circuit difficile… » ajoutait Nissany ; Vu le résultat, l’explication était superflue.
Du côté de la PS05 de Friesacher, une fois résolu un problème de boîte de vitesses, Friesacher entreprit une véritable séance de roulage et réalisait de sérieux progrès. « Globalement, nous avons essayé de nombreuses choses et je suis particulièrement satisfait du résultat. Un grand merci à Bridgestone qui nous a permis d’essayer différents types de pneumatiques. Demain sera, je l’espère, encore plus productif. »
L’équipe, quant à elle, se montrait réellement agacée par la mésaventure Nissany/Albers : Difficile de cacher que le crash nous a beaucoup déçu. Cela nous a fait prendre beaucoup de retard sur notre planning. » déclarait Massimo Rivolta, le directeur sportif. « Le côté positif, c’est que Patrick nous permis de réaliser beaucoup de tours et d’améliorer la fiabilité de la voiture. Je me permets également d’ajouter qu’en n’alignant en piste deux F1 et jamais plus, Minardi respecte l’accord régissant cette année les essais privés. » Légalistes, donc, les Minardi boys. Mais peut-être bien malgré eux …