Fernando Alonso est apparu serein et très déterminé hier à Palerme. Lors de la séance d'interview de fin de matinée, la nouvelle coqueluche des foules était constamment entouré de quelques uns des 650 journalistes conviés par Renault au lancement de la R24.
Fernando n’oubliera jamais 2003, saison qui lui a apporté sa première victoire en F1, mais la page est déjà tourné. Dé-ter-mi-né on vous dit !
Votre saison 2003 est-elle déjà loin ? Fernando Alonso : Il me semble que c’était il y a des lustres. Bien sûr, je ne pourrai jamais oublier ce championnat exceptionnel, durant lequel j’ai remporté ma première victoire en Grand Prix. Mais la F1, c’est avant tout regarder de l’avant et, dès le soir de la dernière course, je me demandais déjà de quoi allait être capable la nouvelle voiture. J’ai suivi sa naissance en me rendant régulièrement à Enstone. J’ai beaucoup discuté avec les ingénieurs. L’hiver a été très studieux.
Quel est votre sentiment à propos du championnat qui s’annonce ? Fernando Alonso : Tout d’abord, je pense qu’il sera au moins aussi disputé que celui de la saison dernière. La lutte aux avant-postes est de plus en plus serrée, et le système de répartition des points entré en vigueur en 2003 devrait une nouvelle fois conduire à un dénouement en toute fin de saison. Chez Renault, l’heure est à la confiance. Nous savons que la R24 est une évolution de la R23B : elle en a conservé les points forts et tentera d’en corriger les - rares - défauts. Je m’attends donc à pouvoir disposer d’une monoplace rapide, qui met en confiance, sensible aux réglages. Je suis serein.
Y a-t-il un point sur lequel vous aimeriez devenir meilleur ? Fernando Alonso : J’ai toujours dit que je ne me posais pas vraiment de questions lorsque je suis au volant. Piloter une F1, pour moi, est naturel. Impossible à décrire. Cependant, j’ai parfois tendance à compenser une carence de la voiture par une modification de mon pilotage. Je dois peut-être apprendre à écouter ma voiture un peu plus. J’ai aussi appris en 2003 que jouer la victoire, c’est s’impliquer à 100% et considérer que rien n’est acquis. Je suis donc prêt à redoubler d’efforts.
Vous sentez-vous à votre aise chez Renault ? Fernando Alonso : Je dispose d’une relation à long terme avec cette équipe et rien, aujourd’hui, ne me donnerait envie d’aller voir ailleurs. Renault est comme une deuxième famille. Nous sommes au début d’une aventure fantastique et il me tarde de récolter les fruits de notre travail. Car c’est le titre que nous voulons jouer en 2005.