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Le 10 Décembre dernier, lors de l’officialisation de son retour chez Renault, Fernando Alonso tentait de minimiser l’intensité des semaines qui avaient précédé, les supputations de la presse, les déclarations de Red Bull Racing ou de leurs pilotes, les hypothèses échafaudées autour d’un projet Toyota. « Pour être honnête, j'ai pris des vacances les trois premières semaines de novembre. J'ai mis ce temps à profit pour me détendre à fond et me déconnecter du monde de la Formule 1. Toutefois, la décision n'a pas pris plus d'une semaine parce que tant moi que les personnes qui m'entourent, nous étions relativement clairs sur ce que nous souhaitions faire » avait déclaré le double champion du monde avec assurance dans une interview officielle conduite par le losange.
Dans un contexte moins délimité par le politiquement correct et dans un entretien non soumis à la relecture par la voie officielle pour approbation, Alonso revient plus en profondeur sur les semaines qui ont séparé son départ de McLaren et son retour chez Renault. « C'était une décision difficile à prendre. Lorsque le championnat s’est terminé je ne savais pas ce que j’allais faire. Il y avait une possibilité de rester chez McLaren et quand je l’ai quittée, beaucoup d’écuries m’ont contacté, mais pas Ferrari. Je n’ai visité aucune usine d’aucune écurie. Dans ma famille, celle qui était le plus préoccupée par la situation était ma grand-mère, qui me disait qu’il fallait que je quitte cet endroit ! » explique Fernando Alonso à Cadena Ser avec un accent de sincérité.
La pierre d’achoppement entre Fernando Alonso et Renault – qui a fait traîné en longueur les négociations et a ouvert la porte à toutes les hypothèses ? La durée du contrat liant l’Espagnol à Renault. Le losange voulait imposer un minimum de 2 années de contrat, l’Asturien ne voulait pas s’engager au-delà de 12 mois. Un double champion du monde n’envisage pas de ne pas être maître de son destin. A plus forte raison lorsque celui-ci a couru pour deux des trois écuries de pointe des 20 dernières années et qu’il caresse le vœu de piloter une voiture rouge… « Ferrari c’est la F1 et je serais heureux si je pouvais un jour courir pour Ferrari » avoue Alonso.
A lire entre les lignes, on comprend en outre que l’Espagnol ne se sent pas pieds et poings liés chez Renault. Clause libératoire ou processus de la terre brûlée comme pratiquée chez McLaren Mercedes en 2007, un contrat de 3 ans n’est pas figé pour Alonso… « Les contrats sont très souples, mais si je gagne avec Renault je ne m’en irais pas. Penser aujourd’hui gagner le titre avec Renault serait une folie (…) Nous nous sommes décidés pour Renault car c’est le choix de l’optimisme. Mon souhait sera d’améliorer la voiture. Je ne crains pas que Piquet soit un nouveau Hamilton. » |