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Formule 1
22 Juillet - 18:41
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Alonso décrit son immense bonheur, et son soulagement

Alonso l’attendait depuis Monaco. La victoire qui l’avait boudé depuis son triomphe monégasque est enfin redevenue sienne, après 4 infidélités qui commençait à peser sur les nerfs du champion du monde. Rapide en qualifications mais non dominateur, Fernando pensait que le GP d’Europe se jouerait au départ. Le sien, pris depuis le côté sale de la piste, fut hésitant. Au point que ce ne fut pas 1 mais 2 Ferrari qui le devançait au premier virage.

 

La course ne s’est pas jouée au départ, mais à l’arrivée, grâce aux intempéries qui furent le fil rouge du GP d’Europe. Rapide sur piste sèche grâce aux réglages définis lors de la dernière séance d’essais libres où il avait retrouvé une entière confiance en sa machine, Alonso n’était pas pour autant en mesure de revenir sur Massa, ni même de l’empêcher de lui prendre quelques centièmes, voire dixièmes de seconde à chaque tour. De 2,4 secondes au sortir de leur premier pit stop (12è tour), l’avance de Massa culminait à plus de 8 au moment des seconds ravitaillements des deux leaders.

 

La force d’Alonso est d’avoir pu disposer d’une machine idéale sur une piste humide. Fondre sur Massa et le déborder à 5 tours du but ressemblait à une formalité tant la F2007 péchait par manque d’adhérence. La fin de course d’Alonso fut un modèle du genre, un chapitre qui restera gravé dans le grand livre des pilotages de génie. Sa réaction d’après course, lorsqu’il est venu reprocher à son valeureux adversaire un contact qui n’était qu’un incident de course et en aucune manière une manœuvre délibérée de la part du Brésilien, ne figurera en revanche pas dans les annales des gentlemen. Alonso a effacé sa réaction sanguine en présentant ses excuses publiques à Massa. Dont acte.

 

Il est certaines performances qui passent inaperçues mais qui sont marquées du sceau du talent pur. La course de Lewis Hamilton est l’une de ses prouesses, stérile dans l’optique du championnat mais fertile en coup d’éclat. 10è sur la grille de départ après avoir subi une sortie de piste à haute vitesse lors des qualifications, le leader du championnat pointait au 4è rang au premier virage. Harponné par Heidfeld dans un maelström impliquant les deux BMW, Lewis a chuté dans les profondeurs du classement. Expulsé de la piste sous le déluge, Lewis a tenté le pari de monter ses pneus rainurés alors que la trajectoire était encore copieusement humide.

 

Une statistique ne trompe pas : entre le 14è et le 28è tour, Hamilton a repris du temps au leader pendant qu’Alonso en concédait.

 

Fernando Alonso (Vainqueur) :

La course était très excitante. Les conditions étaient changeantes et très différentes, il y avait beaucoup d’eau sur la piste et des voitures en aquaplaning de tous les cotés en début de course. Il était bon que la voiture de sécurité sorte car il était impossible de conduire dans ces conditions. Sur la fin, notre voiture était meilleure que la Ferrari. Il me restait 6 tours pour aller chercher la victoire, j’y suis allé !

J’ai pris un immense plaisir dans cette course, j’adore ce type de GP où les conditions sont difficiles. Lorsque j’étais 2è je me suis dit que je pouvais me contenter de la 2è place et de ses 8 points car Lewis et Kimi n’étaient pas là. Mais lorsqu’il a plu j’étais heureux car j’aime beaucoup ces conditions.

 

Lewis Hamilton (9è à 1 tour) :

C’était un week-end extraordinaire et une bonne expérience pour moi. C’est la première fois de l’année que je ne monte pas sur le podium, j’ai fait tout ce que je pouvais pour remonter dans les points, mais je n’y suis pas parvenu. Félicitations à Fernando pour sa belle victoire. C’était très glissant au début, c’est dommage mais je suis parti tout droit en aquaplaning… merci aux commissaires de piste qui m’ont aidé à me remettre en piste !

 

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