Le retour à la compétition de Jacques Villeneuve n’a pas totalement convaincu les observateurs. L’objectif de Renault en embauchant le champion du monde 1997 pour la fin de saison, reprendre son bien soit la 2è place au championnat Constructeurs, n’a pas été atteint, Jacques rentrant bredouille de Chine. Si le Québécois n’a pas démérité, avec une belle qualification à trois dixièmes d’Alonso, sa course fut moins convaincante. Le constat du premier Grand-Prix du tandem Renault/Villeneuve en 2004 est donc un échec au niveau du résultat brut.
Fernando Alonso demande cependant la clémence pour son nouvel équipier : « J’ai été seul depuis un moment car nous ne marquions des points qu’avec une seule voiture depuis plusieurs courses, alors que BAR plaçait ses deux monoplaces dans les points. Il faut donner du temps à Villeneuve ; il a fait du bon travail. Je lui donne un 10/10. »
Si l’Espagnol a raison sur le fond, Villeneuve n’ayant visiblement rien perdu de son acuité au volant, il a grandement tort sur sa conclusion : Renault ne peut se permettre de donner du temps à Villeneuve ! Il ne reste que deux GP à la formation au losange pour déborder BAR Honda, ce qui semble d’ores et déjà mission impossible à la régulière.