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Felipe Massa et Fernando Alonso ont connu des hauts et des bas sur l'autodrome José Carlos Pace. A l'image de ce que fut leur saison, expliquent en chœur les deux pilotes Ferrari qui se tournent vers 2012 en espérant que l'écurie de Maranello saura retrouver son dynamisme et son ingéniosité technique qui lui ont permis d'écrire les plus belles pages de son histoire au tournant du millénaire.
Fernando Alonso (4è) : Encore une course où nous avons tout fait à la perfection depuis le départ et la stratégie jusqu'au travail de l'équipe. Le résultat final est plus le fait des performances des autres que de la nôtre car on n'aurait pas pu faire mieux. Une fois encore, on a pris un bon départ et j'ai pu porter une belle attaque sur Button. Puis, en pneus durs nous n'avions plus la vitesse pour le retenir. J'ai également eu des problèmes de DRS qui ne s'activait plus : je n'étais pas auc contact des autres mais ça m'aurait certainement aidé à gagner quelques dixièmes pendant les dépassements. Ce GP a livré une image fidèle de ce que fut la saison : on a quasiment toujours fait le maximum, on s'est battu pour le podium avec une voiture qui n'était pas aussi bonne que les deux meilleures. En tant qu'écurie, nous avons énormément progressé et nous devons absolument nous servir de ça pour en faire le point de départ d'une saison 2012 très différente. Si je devais noter notre performance, je reprendrais les mots du Président Luca Di Montezemolo qui nous a donné entre 5 et 6. Mais en même temps, je suis fier de ce que l'équipe a fait. Nous avons besoin de trouver 5 à 6 dixièmes de seconde ; les trouver ne voudra pas dire que ce sera une partie de plaisir par la suite, mais j'ai toute confiance en l'écurie et en nos ingénieurs qui ont dominé la dernière décade. N'oublions pas que je suis monté 10 fois sur le podium et que j'ai marqué plus de points que l'année dernière. Perdre la 3è place au championnat n'est vraiment pas un problème : seule la 1ère place compte.
Felipe Massa (5è) : C'était une course difficile à la fin d'un week-end qui n'a pas été le meilleur d'un point de vue technique. Nous n'avons jamais trouvé le bon équilibre puis il y a eu cette crevaison hier, qui m'a volé un train de pneus tendres pour la course et ça voulait dire que je devais faire 2 pit stops. Je savais que ce serait pénalisant car je devais faire beaucoup de tours avec les pneus durs qui est une spécification avec laquelle l'écart de performance est plus grand chez nous que chez la concurrence par rapport aux pneus tendres. J'aurais aimé célébrer mon 100è GP avec Ferrari avec un autre résultat mais je dois accepter que les choses aient tourné différemment. En fait, la course résume la saison : nous sommes assez bons avec les pneus tendres et nous avons du mal avec les durs. On doit travailler pour améliorer l'auto et je ferai tout ce que je peux pour ne pas vivre une saison aussi décevante que celle-ci. Je suis content que Lewis soit venu me voir alors que je parlais aux journalistes : c'était un beau geste de sa part. Qu'est-ce que je ferai pour Noël ? Avec Felipinho, j'écrirai une lettre pour demander une voiture fantastique du début à la fin de l'année 2012... |