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Fernando Alonso a bien appris sa leçon. Le nouveau pilote Ferrari ne tarit pas d’éloge sur la qualité du personnel de la Scuderia et s’improvise à l’occasion porte-parole de la Rossa, notamment lorsqu’il s’agit de militer pour un accroissement des tests privés. Côté technique et ingénierie, l’Asturien clame haut et fort que l’armée rouge est la plus forte du monde et que de son excellence jaillissent optimisme et une sérénité.
« En ce qui concerne son confort [de la F10], il a l’air d’être plus ou moins le même que celui de l’auto de l’année dernière. Il y a toujours des choses à améliorer dans le cockpit – l’assise, la position des coudes, des pédales qui ont une inclinaison différente par rapport au réglage de base. En Novembre et Décembre nous avons travaillé sur le volant pour simplifier certains paramètres par rapport au passé » explique Fernando Alonso.
« Je suis très serein par rapport au travail effectué par les techniciens de Ferrari car ce sont les meilleurs au monde Le travail qu’ils ont abattu en Février, avec les suggestions de Felipe et les miennes, me rendent totalement confiant pour la 1ère course. Nous avons une équipe qui est capable de régler la voiture à son optimum dans le minimum de temps. Les techniciens, les données de la soufflerie, la suspension, les mécaniciens et le moteur nous permettent d’être confiants et il se pourrait bien que les données de la piste soient encore plus encourageantes. »
Mais le point le plus critique de l’intégration d’Alonso chez Ferrari, celui pour lequel la Scuderia ne souffrira aucun écart de langage ou de comportement, concerne ses relations avec son équipier et avec le staff de Ferrari responsable de la gestion des évènements au quotidien lors des week-ends de Grand-Prix. Chacun a gardé en mémoire les joutes verbales entre l’Espagnol et la direction de McLaren Mercedes (en 2007), voire entre lui et Renault (2006) ainsi que les gestes d’humeur du pilote d’Oviedo. Le langage corporel de Fernando, par atavisme très latin, ne fait pas partie du patrimoine de l’écurie Transalpine qui a su, sous la férule de Jean Todt, faire taire les démons qui l’ont rongé dans les années 70/80. « Felipe et moi courrons tous les deux pour Ferrari et il est important que les voitures rouges gagnent. Nous donnerons le meilleur de nous-mêmes pour améliorer la performance. J’ai toujours des équipiers très performants et je n’ai jamais eu de problème avec eux. J’avais une très bonne relation avec tous et ça ne sera pas différent avec Felipe. » |