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Il est des 3è places qui valent de l’or. Après avoir bouclé le 1er tour de course en 6è position, Fernando Alonso ne pouvait espérer mieux que la dernière marche du podium en Turquie tant les Ferrari étaient intouchables. Seule une casse mécanique – dont la Scuderia n’est pas avare cette année – aurait pu entraver la marche victorieuse de l’armée rouge vers son 2è doublé de la saison après celui de Magny-Cours.
Alonso était d’ailleurs d’humeur badine avant la cérémonie du podium. Le regard, qui s’était fait fuyant la veille, était franc et direct, voire pétillant. Alonso n’a jamais réellement été à l’aise de tout le week-end et réduire l’écart qui le sépare d’Hamilton à 5 points est finalement une bonne opération. Les Ferrari ? Peu importe, elles ne sont pas sont principal ennemi à l’heure actuelle et au championnat.
Lewis Hamilton était parti pour faire la course idéale dans des conditions peu propices aux flèches d’argent. 3è derrière le tandem rouge, le Britannique n’avait pas à prendre de risque. 3è sous le drapeau à damiers il aurait compté 17 points d’avance sur le meilleur des pilotes Ferrari, 8 sur son équipier. Son pneu avant droit en a décidé autrement en partant en lambeaux au 42è tour. Lewis limite finalement la casse mais sa marge de manœuvre est réduite et il lui faudra prouver jusqu’à la fin de la saison que la meilleure défense est l’attaque.
Lewis Hamilton (5è à 45 secondes) :
J’ai un peu joué de malchance mais nous avons fait du bon travail. Nous étions au niveau des Ferrari mais lorsque vous êtes derrière vous perdez des appuis ; nous étions aussi rapides qu’elles la majeure partie de la course. J’ai vu quelques fragments de pneu s’envoler et au freinage suivant c’était la crevaison, au virage 9. J’ai eu de la chance de ne pas finir dans le bac à graviers et de pouvoir ramener la voiture aux stands. Je ne perds finalement que 2 places. Je marque quelques points et reste en tête du championnat avec 5 points d’avance, ce n’est donc pas si mal.
Fernando Alonso (3è à 26,1 secondes) :
Je n’avais pas prévu de perdre 2 places au départ et ma course s’est quasiment décidée lorsque je suis sorti seulement 6è du 1er virage. J’ai suivi Nick Heidfeld pendant 17 tours et il était très difficile de pouvoir le dépasser. Nous avons heureusement pu y parvenir pendant les 1er pit stops et ma course a réellement démarré à partir de ce moment là. J’étais malheureusement à 30 secondes des leaders et la 3è place est donc un bon résultat finalement. L’équipe m’a dit de soulager après la crevaison de Lewis, afin d’évier que le même problème, mais j’étais déjà loin derrière les premiers et ça n’a pas vraiment fait de différence. |