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Le leader du championnat du monde parle de la course à venir, ce week-end sur le Hungaroring.
Fernando, après votre victoire à Hockenheim, le titre est presque gagné, non ?
Ce n'est pas certain du tout. Il reste tout de même 70 points à prendre cette année !
Mais les gens semblent dire que les jeux sont faits
Je sais, mais que se passe-t-il si j'abandonne deux fois consécutivement ? L'écart devient minime, tout simplement. Il nous reste 7 courses à disputer et si nous continuons à faire le même boulot, alors nous pourrons penser au titre. Nous devons éviter les problèmes, nous ne devons faire aucune erreur, et l'équipe doit continuer à pousser. Nous pouvons y arriver avec cette voiture.
Est-il difficile de ne pas penser au titre mondial ?
Je pense que c'est plus difficile pour les journalistes que pour moi ! Je prends les courses les unes après les autres parce qu'il n'y a pas d'autre façon de faire. Le circuit devrait nous être favorable, la voiture devrait être compétitive : il y a une opportunité ce week-end. Nous ne devons pas la laisser passer.
Allez-vous aborder les courses différemment désormais ?
Non. Nous devons continuer à attaquer. Les McLaren sont plus rapides que nous, mais nous savons que Budapest devrait nous sourire. Nous devons être agressifs et marquer beaucoup de points.
Vous avez remporté votre première victoire en F1 ici voilà deux ans. Quels sont vos souvenirs de la piste ?
J'en ai des tas J'ai terminé deuxième ici en F3000, et je suis monté sur le podium tous les ans avec Renault. J'aime piloter ici.
Est-ce un circuit physiquement difficile ?
Oui, je pense que c'est le plus dur, avec la Malaisie et Monaco. Nous n'avons pas le temps de souffler : seulement une seule ligne droite pour se reposer, puis 14 virages sans un seul temps mort. Il faut chaud dans la voiture et la course compte beaucoup de tours. C'est très difficile pour les pilotes.
Et en qualifications ? Votre rival s'élancera le premier, est-ce un désavantage pour lui ?
Oui, car selon moi il est bien mieux de s'élancer le dernier. Cela dit, j'ai parcouru le circuit à pied aujourd'hui et il n'était pas aussi poussiéreux que par le passé. Je pense toutefois qu'il y a quelques dixièmes de différence entre le début et la fin de la séance.
Considérez-vous certaines de vos victoires comme chanceuses cette année ?
Ce n'est pas juste de dire qu'il s'agit de chance. Les gens de Renault font-il du bon boulot par chance ? Nous avons dessiné un moteur qui tient 1400km, nos mécaniciens n'ont pas dormi de l'hiver pour préparer une voiture supplémentaire afin de tester davantage. Non, les résultats ne doivent rien à la chance. Si d'autres équipes n'ont pas fait le même travail que nous, ce n'est pas de notre faute
Mais vous ne gagnez pas avec la voiture la plus rapide
La R25 n'est pas la voiture la plus rapide en ce moment, mais c'est la meilleure. Nous avons une philosophie différente des autres équipes. McLaren veut avoir la voiture la plus rapide, quitte à prendre des risques. Nous voulons une voiture rapide, mais nous voulons éliminer le plus de risques possible. Nous avons peut-être sacrifié un peu de performance côté châssis ou moteur, mais nous sommes contents parce que la voiture est fiable. Le seul endroit où nous avons pris des risques, c'est à Imola, avec mon moteur endommagé, mais nous nous en sommes très bien sortis.
Vous aurez 24 ans ce week-end. Que souhaiterez-vous ?
Je ne peux pas vous le dire
Ferez-vous une petite fête ?
Non, je me concentre sur le week-end : le set-up, les essais, la course. Peut-être que si je gagne, alors nous aurons une double célébration !
Source : RenaultF1 |