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A Interlagos le week-end dernier, Williams a confirmé pour la énième fois que Nico Rosberg n’était pas à vendre. Sir Frank affirme par ailleurs que personne n’a contacté l’Allemand. « Nous avons probablement été très clairs sur le sujet : les chances sont nulles. »
De son côté, Ron Dennis a admis qu’il n’avait entamé de pourparlers avec aucun pilote à ce jour. Il se refuse toujours à dévoiler quels seront ses plans pour Alonso. Ce dernier a changé de stratégie. Après s’être ouvertement, vertement et intensivement plaint de son employeur, il a décidé de mettre la pédale douce à ses critiques. « J’ai confiance en l’écurie et je n’ai jamais eu de problèmes avec Lewis Hamilton, nous nous entendons aussi bien qu’au premier jour. »
A la fin du GP du Brésil il a parlé d’une saison positive seulement ternie par quelques frictions personnelles, « C’est probablement normal lorsqu’on change de job. » Une communication forcée et parfois guidée par McLaren et Mercedes comme le démontre l’interview officielle de l’Espagnol sur le site de l’écurie de Woking. Ces propos doivent être les seuls officiels d’Alonso, Dennis pourra prétendre que le reste n’est que fadaises inventées par quelque site Internet…
Fernando a réalisé que l’écurie a plus de pouvoir que lui-même sur sa carrière. Il a besoin de son consentement pour ne plus être un archer des flèches d’argent en 2008. En prolongeant le contrat de Massa pour 2 années supplémentaires Ferrari a envoyé un message fort : sa paire Massa/Räikkönen lui va à ravir. Alonso aurait probablement préféré piloter pour le Cavalino Rampante que pour Renault. Et voici l’Asturien en passe de se dire qu’il serait judicieux de rester chez McLaren, faute d’option solide et parce que McLaren Mercedes lui garantit le matériel pour gagner. A lui de mettre Hamilton au pas ! De plus, il a l’esprit libéré : Lewis n’est pas champion et les 2 hommes aborderaient la saison 2008 avec le même capital confiance et sur un pied d'égalité. Aucun des deux n’a pris l’ascendant psychologique. L’écurie voudrait imposer de nouvelles conditions : des émoluments revus à la baisse et certaines règles à observer en toute circonstance. A la moindre infraction au règlement interne, le double champion du monde serait écarté des grilles de départ.
Mercedes a par ailleurs nié avoir déjà tiré un trait sur Alonso. « C’est un non-sens » souffle Norbert Haug, « Ce n’est pas le directoire de Mercedes qui décide quels seront les pilotes, il appartient tout d’abord à Ron et à moi d’en discuter et jusqu’à présent nous n’avons pas pris la moindre décision. »
Si McLaren libère Alonso de son contrat, elle cherchera à capitaliser sur le départ de son champion du monde. En ce sens, Toyota serait l’affaire la plus lucrative et elle aurait l’avantage de caser Alonso dans une écurie qui ne gagnera pas en 2008. « McLaren devrait me payer pour reprendre Alonso » sourit Flavio Briatore, « J’ai solutionné pas mal de problèmes avec lui ». Le directeur de Renault espère toujours qu’Alonso rentrera au bercail, mais son personnel est moins optimiste. « Pourquoi McLaren nous ferait-elle une faveur ? Libérer Alonso et lui permettre de revenir chez nous reviendrait à nous renforcer. »
Si Alonso devait revenir chez Renault, Kovalainen serait forcé de disputer sa 2è saison ailleurs. Le Finlandais a des propositions de Williams et Toyota. Mais qui piloterait la McLaren 2008 ? Pourquoi pas un échange Kovalainen/Alonso. Mais une solution facile serait également de faire confiance à Pedro De La Rosa. Le Catalan a des atouts maîtres dans son jeu : il ne fera pas d’ombre à Hamilton, il est docile et ne critiquera pas son employeur. Pedro serait trop content de pouvoir rouler en compétition au volant d’une des meilleures voitures au monde. Ron Dennis gagnerait en quiétude, contenterait quelques sponsors ibériques. Dernière vertu de cette candidature : les pilotes McLaren ne partageront pas leurs points. Massa et Räikkönen le feront sans aucun doute l'année prochaine. On a vu en 2007 à quoi tenait un sacre avec 3 pilotes en 1 point ! |