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30 Juin - 08:48
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Alonso présente ses excuses

Deux jours après avoir porté des accusations aussi graves qu’infondées, Fernando Alonso a présenté ses excuses à la Fédération Internationale de l’Automobile, au collège des commissaires du Grand-Prix d’Europe ainsi qu’au sport en général. La réaction à chaud du pilote Ferrari – le GP d’Europe aurait été truqué – était une marque de fabrique de l’Asturien. La haine du sentiment d’injustice et la droiture morale et sportive invitent parfois à leur débat un soupçon de paranoïa. Contrairement à Renault qui savait faire entendre raison à son pilote le temps qu’il accède à une rhétorique moins explosive, la Scuderia Ferrari a mis de l’huile sur le feu Espagnol, n’a cessé de l’alimenter en air, celu qu’elle a brassé via son Président Luca Di Montezemolo, le fils d’Enzo Ferrari (Piero Ferrari) ou encore Stefano Domenicali. Tous ont condamné la gestion du 20è Grand-Prix d’Europe et n’ont pas hésité à expliquer qu’il jetait le discrédit sur la Formule 1.

 

Magnanime, la FIA n’a pas utilisé son droit de sanctionner un pilote ou une écurie pour agissements qui vont à l’encontre de l’intérêt du sport – une article du Code Sportif International auquel elle a fait appel en plusieurs occasions depuis les années 90. Apaisée et ayant pour objectif apaisée et ayant pour objectif d’œuvrer pour une sérénité retrouvée, la FIA a fait comprendre à l’écurie de Maranello qu’elle avait franchi les limites de la décence. Premier artificier de la Rossa Dimanche dernier, Fernando Alonso a donc été le premier à brandir le drapeau blanc et à présenter ses excuses. « De toute évidence, je suis bien plus calme qu’au moment des faits et juste après la course. Sur le moment, j’ai réagit émotionnellement et dans ces cas là il est trop facile de prendre un ton et de dire des choses qui peuvent être mal interprétées, de soulever des doutes, ce qui n’était pas mon intention » a déclaré Fernando dans un communiqué officiel.

 

« Je comprends que le travail des commissaires n’est pas facile et qu’ils prennent des décisions difficiles » concède Alonso en réitérant son sentiment d’injustice pleinement justifié par sa chute brutale dans le classement du GP d’Europe pendant que l’auteur d’une manœuvre délictueuse (Lewis Hamilton) conservait le trophée de la 2è place malgré la sanction infligée par les commissaires de Valence. « Ce que je voulais dire, c’est que nous, qui avons respecté les règlementations, avons malheureusement plus souffert que ceux qui les ont enfreint même si une pénalité leur a été donné. »

 

En utilisant le pluriel, Alonso englobe les pilotes sanctionné pour avoir regagné les stands trop rapidement au goût des commissaires et dont certain on trouvé un avantage chronométrique décisif qui leur a permis de dépasser les Ferrari pendant la neutralisation – Renault a notamment reconnu hier que la pénalité adressée à Petrov était justifiée. Sutil, Hülkenberg, Barrichello et Buemi sont dans le même cas que le Russe. « Je ne fait référence à aucun pilote en particulier » confirme Alonso, « C’est un cas très général et je pense que nous devrions en parler ensemble, calmement, afin de nous assurer que certaines choses ne se reproduisent pas. »

 

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