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18 Février - 06:20
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Après le meilleur, Grosjean apprend le pire

Romain Grosjean est l’un des 5 pilotes des GP2 Asie à avoir déjoué les nombreux pièges de Sentul pour se mettre en position de marquer des points dans les deux manches Indonésiennes du week-end. Le Français conserve ainsi le leadership du championnat et engrange une expérience qui sera profitable en toute circonstance à l’avenir !

 

La combinaison malicieuse qui s’est entêtée à gâcher les épreuves de Sentul comprenait une météo capricieuse, des commissaires de piste visiblement peu inspirés ni entraînés pour dégager des monoplaces immobilisées dans des zones dangereuses, et un revêtement en lambeaux et couvert de terre…

 

« Il y avait plusieurs nouveautés à Sentul par rapport à Dubaï : 30 minutes d’essais libres seulement et puis, surtout, la pluie, qui a beaucoup perturbé le week-end. Je suis parti en tête-à-queue en qualifications alors que je venais de monter les pneus slicks sur la piste humide en début de séance. C’était une vraie déception car je pense qu’on aurait pu être bien plus haut sur la grille de départ » explique Romain Grosjean, « Le début de la première course se passe plutôt bien puisque je réussis à conserver ma 4è place. Nous avons tout perdu lors du pit stop. L’équipe n’était pas prête à répondre à un arrêt précipité au moment du premier safety car. La roue avant gauche était encore dans le box quand je suis rentré, mes mécaniciens pensaient qu’il fallait changer 4 et non 2 roues, et l’écrou de l’arrière gauche est resté bloqué. Je suis reparti le couteau entre les dents, j’ai gagné plusieurs places mais mon moteur a commencé à surchauffer au moment où je m’attaquais à Hanley. Le problème est devenu tel que le moteur s’est mis en mode sécurité et je n’avais plus que 70% de puissance. L’objectif était donc de rallier l’arriver pour marquer quelques points. »

 

« La seconde course fut encore plus mouvementée avec des conditions très piégeuses. Après avoir connu un début de course impeccable grâce à une voiture parfaite, je me battais pour la 3è place avec Pavlovic, mais la trajectoire séchant nous avons très rapidement détruit nos pneus arrière. La fin de course était périlleuse. Hanley a tapé Pavlovic et l’a renvoyé sur moi, un concurrent est parti en travers dans le dernier tour et nous étions quatre à pouvoir finir 2è, mais je n’avais plus aucune motricité.

Nous savions que la réussite de Dubaï ne serait pas au rendez-vous chaque week-end, mais ce week-end est une expérience enrichissante. Nous avons limité les dégâts et avons encore 10 points d’avance, mais il y a des progrès à réaliser, autant de mon côté que de celui de l’équipe. »

 

« Si l’objectif était d’appréhender toutes les conditions difficiles du GP2, le week-end est réussi ! » résume Frédéric Vasseur, directeur de ART Grand Prix, « Pour les pilotes le week-end était dantesque entre les conditions météorologiques et l’état de la piste. Il est donc très difficile de porter un jugement sur le niveau de performance des pilotes, mais il était important qu’ils nous montrent qu’ils savent bien gérer des conditions aussi cauchemardesques et qu’ils finissent les courses. Romain s’en est particulièrement bien tiré et a marqué des points importants dans l’optique du championnat. »

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