|
La domination des McLaren Mercedes pourrait inquiéter un jeune pilote, appelé à devenir le plus jeune champion du monde de l’Histoire de la F1 et qui porte sur ses épaules – à peine âgé de 23 ans – les espoirs d’une écurie et les retombées économiques d’un géant de l’automobile. Mais Fernando Alonso est fait d’un autre métal, celui dans lequel l’on façonne les plus grands champions de la discipline. Le doute ne l’habite pas.
« Les McLaren sont très rapides, c'est sûr, mais Monza ne ressemble à aucun autre circuit. Donc nous sommes confiants. Tout au long de la saison, nous avons été rapides en ligne droite et cela fait partie des choses qui comptent ici. Cette course devrait bien nous réussir » explique le leader du championnat, qui détaille les défis qu’offrent la prochaine piste devant accueillir le F1 Circus, le tempe de la vitesse, situé dans le parc verdoyant de Monza.

« C'est un circuit légendaire, qui occupe une place importante dans l'histoire de la F1. Une victoire aurait une saveur toute particulière. C'est là que l'on enregistre la vitesse moyenne la plus élevée du championnat, donc les sensations pour nous, pilotes, sont uniques. J'aime ce mélange de vitesse et de risque. »
A Monza, les réglages d'une monoplace sont spécifiques et à nulle par ailleurs identiques. Fernando a eu le loisir de rouler sur le circuit italien la semaine dernière, lors d'une semaine d'essais privés qui a conforté Renault dans ses valeurs.
« Il faut un réglage très particulier. D'ailleurs, l'équipe construit de nouvelles pièces spécialement pour ce GP. Il est atypique d'un point de vue aérodynamique car nous embarquons peu d'appuis. Et puis, il faut disposer d'une bonne adhérence dans les virages, que nous obtenons grâce à l'équilibre mécanique et aux pneumatiques. Mais les gommes sont susceptibles de refroidir dans les lignes droites, ce rend l'adhérence parfois précaire dans les virages. Michelin assimile parfaitement ce défi ; ils ont été extraordinaires cette saison. » |