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Entre Melbourne et Bahreïn l'un des deux prend-il des airs affectés et fait-il sa mijaurée, ou sont-ils tous les deux de bonne foi ? La question mérite d’être posée à l’aune des déclarations croisées des propriétaires des deux circuits, qui se renvoient la balle de la manche inaugurale de la saison 2008 sous l’œil complaisant de la FOM – conceptrice du calendrier du championnat du monde de Formule 1 – qui se terre pour l’instant dans un mutisme le plus complet.
Après que Melbourne ait déclaré officiellement qu’elle perdra le créneau réservé à l’ouverture du championnat 2008, le Royaume de Bahreïn semblait tout désigné pour s’asseoir dans un fauteuil qu’il avait trouvé fort confortable en 2006. Manama s’est cependant fendu d’un communiqué pour expliquer que « Jusqu’à ce que le calendrier officiel du championnat du monde de Formule Un 2008 soit publié, tout spéculation concernant la date du GP de Bahreïn doit être écartée. Nous ne serons en mesure d’annoncer une date pour le GP de Bahreïn que lorsque le calendrier sera dévoilé. »
De deux choses l’une. Soit Melbourne a agi seule et tente de faire pression sur la FOM pour qu’elle adoube une date qui permet à l’Australie de jumeler ses deux formules de prédilection – F1 et V8 Supercars – tout en refusant une course nocturne, auquel cas Bahreïn se place logiquement du côté des légalistes et attend, interloquée, le verdict de la FOM. Soit Bahreïn est parfaitement au courant des tractations entre Melbourne et Bernie Ecclestone ainsi que de leur conclusion, mais se fait tirer l’oreille. Dernière option qui expliquerait les positions de Bahreïn et Melbourne : une 3è destination leur sera préférée. Dans les trois cas la lumière sera faite du moment où la FOM expliquera quelle est sa position, ce qui devrait se faire dans la journée. |