Plusieurs inconnues entourent la première épreuve se déroulant au Moyen-Orient, parmi lesquelles la température et l’abrasivité de la piste bahreïni. Michelin n’avait pas d’alternative à un travail en profondeur sur les différents simulateurs que la manufacturier de Clermont-Ferrand utilise tout au long de l’année.
Les conclusions, souvent partielles, font apparaître que le circuit de Sakhir ne mâchera pas inconsidérément les gommes.
« Le Grand Prix de Bahreïn pourra se dérouler par temps chaud, mais nos évaluations ont révélé que le tracé ne sera pas particulièrement sollicitant pour les pneus. Il ne se positionne pas comme une piste extrême telle que Barcelone » analyse Pascal Vasselon, Responsable du programme Formule Un Michelin.
« Nous proposerons à nos partenaires trois solutions pneu qui se situent dans le milieu de notre gamme. Nos calculs ont montré que la pénalité pour 10 kg d’essence embarquée sera en moyenne de 0.3s à 0.35s, mais il est difficile de s’avancer sur un chiffre plus précis dans la mesure où aucune voiture n’a encore roulé en condition normale sur ce circuit. Préparer un événement tel que Bahreïn ajoute un défi supplémentaire à la saison, mais je reste assez confiant. »