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Les absents ont toujours torts, affirme le proverbe. Absent des essais de Barcelone en Novembre et n’apparaissant pour l’heure sur aucun agenda des écuries qui tourneront à Jerez de la Frontera en Décembre, Rubens Barrichello a-t-il doublement tort ? Pas à en croire le principal intéressé qui se veut rassurant et confiant de pouvoir prolonger ses statistiques records (267 départs en Grand-Prix).
« Je tiens à remercier tous ceux qui ont signé la pétition et spécialement ceux qui l’ont lancé » explique Rubinho en référence à la supplique formulée officiellement par un club de supporters, « C’était très agréable de lire tous ces messages. Ma persévérance a toujours été l’une de mes qualités et c’est encore elle qui me fait avancer. J’ai une chance de rouler pour deux écuries très compétitives : Honda et Toro Rosso. C’est ce qui me motive à l’heure actuelle. »
La cruelle incertitude du lendemain est un sentiment que Barrichello n’avait plus connu depuis ses débuts en compétition, depuis que sa famille s’est retroussée les manches pour que vive son rêve d’enfant et que prospère son talent. Son téléphone muet et sa monoplace confiée à d’autres, Rubens a eu le temps de se retourner sur son parcours. Le temps de l’hommage est venu. « Il me semble que j’ai débuté hier, mais ça fait maintenant 21 ans que mon Père m’a dit qu’il faudrait peut-être qu’on arrête la course alors que étions sur le point de prendre le départ de notre 7è saison de karting. C’était la plus grande déception de ma carrière. Il était difficile pour moi de voir mon Père travailler 2 fois plus avec ses frères et mon Grand-Père à la construction d’une grande surface à Interlagos pour rassembler suffisamment d’argent pour continuer de courir. Sans parler des heures sans fin qu’il passait à essayer de trouver un sponsor. Il m’est impossible de comparer ma situation actuelle à ces instants difficiles. C’était difficile mais je suis fier. Fier de ce que j’ai fait et fier de ma famille qui a fait tant de sacrifices pour que je réussisse. » |