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Membre de l’aventure Turbo, directeur technique pendant l’épisode V10 et directeur général adjoint à Viry juqu’en avril ’05, Bernard Dudot – aujourd’hui impliqué dans le championnat GP2 – est un homme heureux !
Bernard, vous avez fait partie de l’aventure Renault en F1 depuis les années 70. Que signifie la performance de Fernando pour vous ?
BD : J’ai eu la chance de faire partie des trois ‘vies’ de Renault en F1. La période Turbo, tout d’abord, pendant laquelle nous avons construit quelque chose et beaucoup appris. La période V10, ensuite, qui nous a permis de concrétiser et de remporter des titres mondiaux. La troisième période, enfin, qui est celle du retour de Renault en tant que constructeur châssis et moteur. Voir une monoplace 100% Losange décrocher un titre est un moment exceptionnel. Je crois qu’il n’aurait pas vu le jour sans les deux périodes précédentes.
Comment avez-vous vécu ce week-end ?
BD : Il était important pour moi d’assister au Grand Prix du Brésil et d’assister à la course qui sacre Fernando, même si j’ai quitté l’équipe en avril dernier. C’était un moment fort : ces 90 minutes étaient interminables. Maintenant, je suis fier de Renault !
Vous connaissez le RS25 par cœur. Comment décririez-vous ce moteur ?
BD : Nous avons bénéficié de toute notre expérience pour le concevoir. L’un des points forts de ce concept est que nous avons pu commencer à le développer très rapidement. De plus, grâce à sa relative simplicité mécanique, il a accepté les prises de régime sans problème. Aujourd’hui, il a rattrapé voire dépassé les références des années passées.
Où classeriez-vous Fernando par rapport à tous les champions que vous avez côtoyés ?
BD : Fernando est inclassable. Il est lui-même, tout simplement. Il est jeune mais fait preuve d’une maturité incroyable. Sous des apparences parfois un peu froides et distantes, il sait motiver toute une équipe. C’est un sacré atout.
Source : RenaultF1 |