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En Formule 1 plus qu’ailleurs dans le monde du sport, les chiffres font autorité : ceux du classement général en premier lieu, mais aussi ceux des podiums, des statistiques de fiabilité ou encore des écarts qui séparent les monoplaces sur chaque épreuve et entre le début et la fin d’une saison régulière.
Le positionnement des écuries par rapport à la concurrence est d’autant plus disséqué par les grands constructeurs automobiles que le championnat du monde de Formule 1 est le seul théâtre de leur confrontation directe à armes égales et dans les mêmes conditions ; un prisme sans concession et à une seule lecture possible qui n’échappe pas aux passionnés et aux clients.
Avec 2 podiums et 52 points marqués, neuf top 6 et 14 arrivées dans les points en 2008 Toyota a fait table rase d’un passé peu glorieux (13 points en 2007). Pourtant, le premier constructeur mondial a raté son objectif, la 4è place finale au championnat du monde des Constructeurs, et il termine l’exercice 2008 dans la partie médiane du tableau. En regard de ses déboires récents et des ultimatums qui avaient été lancés par le directoire de Toyota, 2008 fait figure de petit succès.
« Placer à nouveau nos 2 pilotes sur le podium et avoir une voiture en mesure de prétendre à une place sur le podium, c’est génial. Ça a donc été une bonne année » estime John Howett, Président de Toyota Motorsport, « Mais l’avenir doit concerner la marche centrale du podium, la plus haute. Dans mon esprit, il ne fait aucun doute que nous gagnerons des courses et que nous deviendrons champions du monde. »
« Je pense que le point le plus important est que nous disposons du bon nombre de personnes dans les départements qui créent de la performance » poursuit Howett en faisant référence aux 650 employés des quartiers généraux de Cologne, plateforme dont les effectifs culminait naguère à plus de 900 personnes et qui a dû dégraisser à la suite des mesures de standardisation prises par la FIA. « Nous avons une banque de données beaucoup plus complète et détaillée et nous en savons plus sur chaque piste et quels sont les paramètres clefs des performances. Nous avons donc les talents nécessaires et je pense que la raison pour laquelle nos performances sont meilleures cette année est que chaque élément a progressé – pas certains précisément, mais chacun d’eux. Nous gagnons des centièmes de seconde dans tous les virages et ça fait la différence. »
Et John Howett de conclure « Je pense que l’atmosphère au sein de l’écurie est le baromètre du succès. Il est toujours facile de motiver une équipe qui rencontre le succès. Un facteur d’encouragement pour moi est que tous les éléments de l’organisation travaillent bien ensemble. Notre organisation est totalement unifiée et les barrières tombent, nous avons désormais la victoire en point de mire. » |