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Le Bouddha de l’écurie Minardi, Paul Stoddart, peut pester : aucune de ses monoplaces n’a franchi la ligne d’arrivée du Grand-Prix de Hongrie, qui laisser pourtant augurer de belles prestations d’Albers et Doornbos en course après de solides qualifications au cours desquelles les monoplaces noires s’étaient montrées supérieures à leurs rivales directes, les Jordan.
À en croire Christijan Albers, la Minardi était potentiellement plus rapide que la Jordan, mais tandis que celle-ci bénéficit d’une bonne fiabilité (13 courses sur 13 terminées pour Monteiro), les PS05 se montrent encore fragiles.
Toutes deux ont été accablées par une panne hydraulique. Si Albers est parvenu à repartir pour finalement jeter l’éponge au soixantième tour, son coéquipier et compatriote Doornbos n’a pas eu la même chance. Le jeune Néerlandais a dû se résoudre à l’abandon dès le 27ème tour. En Turquie, tous les pilotes devront apprendre un nouveau circuit et ce sera peut-être l’occasion pour Christijan et Robert de se démarquer par rapport à leurs rivaux.

Christijan Albers (abandon, 60è tour) :
J’ai pris un bon départ, mais ensuite au premier virage, Webber m’a poussé et j’ai touché Monteiro. Ma voiture est partie en l’air, cassant plusieurs pièces aérodynamiques en retombant. C’est dommage, parce que le week-end n’a pas très bien débuté, nous avons eu une bonne qualification et la voiture semblait bien en pneus neufs. Mais après l’incident du premier tour, la direction n’était plus droite et le comportement très nerveux. Malgré cela, je pouvais pousser assez fort au début de la course et je sentais que j’étais plus rapide que Karthikeyan. Mais ensuite les pneus ont perdu un peu en performance et les problèmes mécaniques et aérodynamiques combinés me faisaient perdre trop de temps. Ensuite nous avons rencontré un problème hydraulique que nous avons essayé de résoudre, car on ne sait jamais s’il peut y avoir encore un point à l’arrivée. Malheureusement, nous n’en avons pas récolté, mais au moins j’ai amélioré ma position de départ pour la prochaine qualification.
Robert Doornbos (abandon, 27è tour) :
Mon deuxième Grand Prix était une nouvelle fois une course passionnante. La voiture allait beaucoup mieux qu’à Hockenheim et nous avons pu faire un véritable départ. Le premier tour était chaotique comme d’habitude, mais je crois que je me suis bien débrouillé pour me concentrer et garder la voiture en une seule pièce. Je me suis ensuite concentré sur les pneus, en essayant de ne pas trop pousser et il se maintenait bien après cinq ou six tours, ce qui se voyait au niveau de mes chronos. J’ai vu mon coéquipier rentrer au stand, donc j’ai vraiment poussé et je suis passé devant lui. Pour moi, c’était une course assez positive – je rattrapais les Jordan et je suis sûr que j’aurais pu les passer et terminer devant elles. Malheureusement, cela ne s’est pas produit. Mais je remercie tous mes mécaniciens pour leurs efforts, et maintenant nous nous réjouissons pour la Turquie, avec l’objectif de terminer devant les Jordan.
Paul Stoddart, Directeur général :
Malheureusement, Christijan a été mêlé aux incidents au premier virage au départ, mais ensuite la course a pris son rythme et nous pensions que tout allait bien. Hélas, une panne hydraulique a stoppé nos deux voitures. Cela a été bénéfique de refaire partir Christijan après deux visites imprévues au garage. Ce faisant nous avons gagné une place sur Jacques Villeneuve dans l’ordre de départ pour la Turquie. |