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Le Grand-Prix Bavaria en a fait baver à Bourdais. Le poleman et leader du championnat avait en ligne de mire un 4è sacre historique en Champ Car au départ de la course d’Assen, mais sa course a rapidement pris une toute autre tournure. Débordé à la régulière par Justin Wilson à l’extinction des feux, le Français a entrevu la possibilité de récupérer son bien dès le 1er tour lorsque la Panoz rouge du pilote RSPORTS partait dans une glissade contrôlée mais coûteuse en temps.
Hélas trois fois hélas, en croyant actionner le push-to-pass, le Floridien activait le limiteur de vitesse ! Un problème qu’il ne sera pas le seul à rencontrer et qui forcera les organisateurs du Champ Car à inviter la meute à se passer de l’artifice n°1 pour les manœuvres de dépassements. « Nous n’avions certes pas pris un bon départ mais ce n’était pas la fin des haricots et je pensais même pouvoir rendre la monnaie de sa pièce à Justin dans le même tour lorsqu’il a fait une grosse faute et a glissé à la sortie du virage 5 » explique Sébastien en préambule.
« Justin balayait la piste et j’étais sur ses talons, j’avais fait une bonne sortie de virage et lorsque j’ai pressé le bouton pour le passer mais le PLC (Pit Lane Cruise, limiteur de vitesse dans l’allée des stands) s’est enclenché. J’étais devenu une proie facile pour les autres et étant donné que le limiteur comporte 3 phases, le temps que je presse 3 fois sur le bouton pour l’éteindre j’avais lourdement chuté au classement. C’est frustrant ! »
L’avatar passé, Sébastien a tenté de rattraper le temps perdu mais les évènements de course se sont ingéniés à ne pas autoriser le Français à coiffer sa 4è couronne sur le vieux continent. « C’était une course bizarre, qui n’a jamais tourné en notre faveur et qui me donnait l’impression d’être impuissant. Je ne pouvais pas faire grand-chose car à chaque fois que nous ravitaillions sous drapeaux jaunes et malgré mes efforts pour économiser du carburant, nous ne gagnions pas de terrain et nous avons même perdu une place au profit d’Heylen lors du 1er pit stop car notre box était le dernier de l’allée, ce qui est profitable lorsque vous menez la course, beaucoup moins si vous êtes 6è. »
« De mon côté je n’ai pas fait une bonne course » concède Sébastien, dont les derniers espoirs de sacre ont calé en même temps que son bloc propulseur, au 31è des 69 tours de course, par excès de prudence de la part du pilote le plus titré de la discipline. « En entrant dans les stands je ne voulais pas être dans les hauts régimes, mais je n’en ai pas mis assez et le moteur a calé. Il a fallu une éternité pour le remettre en route et je suis reparti dernier. »
« Si je n’avais pas calé nous aurions empoché le titre, c’est frustrant » conclut le Français qui aura l’occasion de se racheter à Surfers Paradise, l’un des plus beaux rendez-vous de la saison. |