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Ferrari avait eu la bonté – ou l’outrecuidance ! – de prévenir ses adversaires une semaine avant le Grand-Prix de Saint Marin : Imola devait marquer le retour de la Rossa aux avant-postes, grâce à de nombreux progrès enregistrés dans tous les domaines : moteur, châssis, aéro, mais aussi et surtout pneumatiques, à commencer par un choix plus judicieux qu’en Australie.
« Nous avons prouvé ce que nous pensions après les premières courses, mais que nous avions malheureusement trop rarement démontré : la vitesse est bien là ; le package fonctionne bien » expliquait Michael Schumacher à la veille du Grand-Prix de Saint Marin, avant d’ajouter : « La nouvelle aéro et les progrès moteur représente un pas en avant indéniable. Nous avons également travaillé sur les pneus et les réglages de la voiture, et avons reçu un retour positif dans ces deux domaines. Je le répète : il nous faut maintenant maximiser nos chances, ce qui implique d’être toujours parmi les leaders ! »

De fait, la 248 F1 a gagné 0.4 seconde entre Melbourne et Imola. Les développements tous azimuts ont payé, à commencer par les pneus. Ferrari a enfin décidé de faire confiance au composé ‘400’, que Toyota et Williams exploitent déjà depuis trois épreuves. Le ‘Prime’ était le 414, un pneu que Toyota a testé à Melbourne. L’Option était une version plus tendre.
La construction des pneus arrière est donc désormais la seule différence entre les écuries partenaires de Bridgestone. Ferrari donne la préférence à une construction qui favorise la montée en température. Revers de la médaille : le composé est soumis à de plus grandes contraintes. Afin de corriger ce défaut, Ferrari a modifié la géométrie de la suspension de sa monoplace. Une géométrie avec moins de carrossage rend la vie du pneu plus facile, en apparence. A confirmer sur le long terme. |