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Jenson Button et Brawn GP sont proches, « à 99% » selon les propres termes du patron de l’écurie éponyme, de trouver un accord pour prolonger leur collaboration en 2010. Aussi surprenant que l’affaire puisse paraître, elle est bien réelle et elle alimente de nombreux sujets de conversation depuis le Grand-Prix du Brésil : à ce jour, Button et Brawn GP n’ont signé aucune prolongation de contrat.
Le 31è champion du monde de Formule 1 de l’Histoire avait surpris son auditoire en se confiant à cœur ouvert lors d’une réunion improvisée avec la presse quelques instants après son sacre, au soir du Grand-Prix du Brésil. Etait-il certain de pouvoir défendre son titre avec Brawn GP l’année prochaine ? Jenson n’avait pas manié la langue de bois en répondant « J’espère être en F1, ce serait dommage si ça n’était pas le cas. Mais je n’ai encore rien décidé. Peut-être que je courrai dans une autre discipline ou que je ferai autre chose… »
« J’ai gagné le championnat du monde ! Non, je veux être là l’année prochaine et je veux être dans une équipe qui peut se battre pour la victoire. Brawn GP peut le faire […] Mais je n’ai pas encore parlé sérieusement avec l’équipe au sujet de l’année prochaine. »
La pomme de discorde de l’équipage Button/Brawn GP ? L’argent ! Le pilote du Somerset avait accepté de revoir ses émoluments à la baisse (de €8 à 3 millions), l’hiver dernier, afin de permettre à l’écurie de Brackley de sortir sa tête du billot lorsque sa survie était exclusivement liée à une question financière. Trônant sur le toit de la F1, Jenson ne peut se résoudre à accepter un salaire qui le place dans le bas de la grille des revenus des pilotes. Pire, sans hausse conséquente ses revenus seraient de 2 à 3 fois inférieurs à ceux de Nico Rosberg, son probable futur équipier chez Brawn GP, dont le salaire est versé par Mercedes.
En 2010 ce n’est pas l’ancien golden boy et flambeur qui réclame un effort financier de la part de son employeur, mais un champion du monde et un homme mûr et assagi qui ne peut accepter d’être moins considéré que son équipier qui est encore à la recherche de son premier succès en F1. La pression s’est donc exercée sur Ross Brawn – celle appliquée par Jenson lui-même et celle venue d’un scénario jusque là hautement improbable d’une écurie souhaitant mettre sur pied un équipage composé à 100% de champions du monde Anglais !
Même s’il n’a pas encore déniché la perle rare – un sponsor-titre qui lui permettrait d’augmenter sa voilure et d’avoir une meilleure lisibilité de l’avenir de son écurie à moyen terme – Ross Brawn est prêt à trancher le nœud Gordien. « Jenson est un pilote extraordinaire et il doit être une cible ; nous souhaitons le conserver et je pense que nous trouverons une solution » explique Brawn au Sun sans se cacher derrière son petit doigt, « Il a contrat avec nous, mais pas le salaire d’un champion du monde, pas celui d’une écurie qui est en bien meilleure posture qu’il y a 10 mois. Nous travaillons avec Jenson pour trouver le juste équilibre entre ce qu’il souhaite et ce que nous pouvons nous permettre de débourser. Nous nous sommes fixés de trouver une solution dans les 2 semaines qui suivent la dernière course. »
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