|
Jenson Button a souffert lors des premiers essais du Grand-Prix du Brésil. Principalement mentalement, comme lorsqu’il a harangué son ingénieur, Andrew Shovlin, pour le comportement de sa monture qui développait un mélange détonant de sous-virage et de survirage dans la matinée. Ses temps au tour l’ont rapidement rasséréné mais sous ses ordres la BGP 001 est toujours rétive et imprévisible. Jenson est confronté à sa bête noire, la montée en température des pneus. Les enveloppes tendres Bridgestone, qui sont de loin les plus efficaces dans la fraîcheur inattendue Brésilienne, ne sont pas les alliées du leader du championnat.
Button parle avec envie de l’arrivée de la pluie, qui lui serait globalement bénéfique car permettant un nivellement vers le bas de l’adhérence. Mais pour se rassurer et conjurer le mauvais sort, rien de mieux que lé méthode Coué ! Et Jenson de développer une théorie inédite selon laquelle les qualifications ne seraient pas essentielles à son bonheur. « Les qualifications sont importantes mais ici on peut dépasser, c’est bien plus facile que sur certaines circuits » avance Button qui doit terminer au pire 3è pour s’assurer du titre mondiale, quel que soit le résultat de Vettel et Barrichello. Jenson n’est monté sur le podium qu’en une occasion lors des 8 derniers Grand-Prix…
« Je n’ai pas encore trouvé le bon équilibre sur un tour. Je pense que Rubens est mieux placé que moi, mais je crois que même lui a du pain sur la planche pour améliorer l’auto et j’espère qu’on y parviendra Samedi matin. C’est à ce moment-là que l’on travaille le plus pour les qualifications. Les pneus tendres sont tellement différents des durs… Nous n’avons vraiment pas encore trouvé le bon équilibre avec eux. » |