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Le fantasme de voir un représentant du beau sexe s’imposer en Formule Un n’est pas nouveau. Dans une société occidentale de plus en plus égalitaire, la femme doit avoir sa place partout où elle le désire, avec le même traitement que les hommes, y compris en Formule Un... ce qui constituerait une injustice majeure !
Aucun autre sport au monde n’organise en effet de championnat mixte – hormis parfois le jeu de boules, en doublette mixte – et toutes les fédérations distinguent fort heureusement une ligue masculine d’un championnat féminin.
Le véritable problème de la présence des femmes en sport automobile ne vient pas d’un machisme de la profession (le paddock regorge de représentantes de la gent féminine) mais du fait qu’elles sont aussi peu attirées par les sports motorisés que les hommes le sont. Leur présence dans les écoles de pilotages ou les compétitions de karting tend souvent vers zéro. Une femme au plus haut niveau du sport automobile serait pourtant... une poule aux œufs d’or ! Nul doute que Bernie Ecclestone et de nombreux annonceurs ne tarderaient pas à flatter son coup de volant et à développer ses charmes commerciaux. Audience télévisée garantie, possibilité de toucher un nouveau public.

Une femme qui possède le talent pour s’exprimer au volant d’une monoplace n’a donc pas d’autre choix que d’affronter des hommes. S’il en allait de même dans la majorité des autres disciplines sportives, elle ne percerait jamais, mais certaines arrivent à faire leur trou sur circuit, forçant naturellement l’admiration de tous. Katherine Legge testera une Minardi à la fin du mois de Novembre, et Danica Patrick fait le bonheur de son écurie IRL, pour le compte de laquelle elle fut la première femme à mener les mythiques 500 miles d’Indianapolis.
Selon Button, l’américaine ne pourra cependant jamais rivaliser avec le sexe fort. Question de puissance physique ? Non, mais pour Jenson charme et rondeurs ne sont pas les deux mamelles de la F1... « Danica est très rapide » concède le pilote BAR Honda à FHM, « mais je ne pense pas qu’il en irait de même en F1, à cause des forces G générées par les autos dans les courbe rapides. »
« De plus, une fois par mois vous ne voudriez pas vraiment qu’elle soit présente sur le circuit avec vous, non ? Une fille qui possède une forte poitrine ne sera jamais à l’aise dans une voiture. Et ses mécaniciens ne pourraient pas se concentrer. Imaginez, comment feraient-ils pour serrer ses sangles ? » |