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La qualité première de Jenson Button au départ de la saison 2010 est de savoir utiliser ses gommes avec douceur et progressivité sans pour autant perdre en vélocité sur l’ensemble d’un tour. Le scénario opposé s’applique à son équipier, Lewis Hamilton, d’où une réelle chance de Button de ne pas se faire croquer tout cru par l’ogre de Woking comme certains observateurs l’imaginaient l’hiver dernier.
A Bahreïn où chacun craignait de dégrader ses pneus à la vitesse V – certains évoquaient le spectre d’un effondrement des pneus tendres après seulement 5 tours – le champion du monde en titre estime que sa vertu s’est transformée en vice… « Je ne savais pas à quoi m’attendre avec les pneus mais j’étais un peu triste lorsque j’ai dû m’arrêter aux stands car je pensais avoir bien pris soin de mes pneus » explique Jenson Button à la BBC.
Jenson s’est enhardi dans le dernier tiers de la course mais il a buté contre un autre obstacle, dont la FIA et le Groupe de Travail espéraient s’être débarrassé : l’impossibilité de dépasser en F1 sur certains circuits. « J’ai commencé à attaquer à 20 tours de l’arrivée et j’ai rattrapé Michael mais je ne pouvais rien faire de plus car je n’étais pas assez rapide dans la portion médiane du circuit pour pouvoir le défier. Au niveau des réglages, l’auto était OK mais il y a quelques petites choses que je dois adapter à mon style. » |