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23 Mai - 15:38
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Button poleman, Räikkönen KERSman

Jenson Button a brillamment conquis sa 4è pole position de la saison sur le circuit de Monaco. Le Britannique perpétue la tradition de domination de Brawn GP et une autre tradition conforte l’écurie de Brackley dans son rôle de grande favorite des championnats Conducteurs et Constructeurs : l’identité de leur plus proche poursuivant change à chaque rendez-vous. Après Glock, Trulli et Kubica – aujourd’hui éliminés en Q1 ! –, après Vettel et Webber (qui peaufinent leur diffuseur double) et après le docile Barrichello (plus certainement homme lige qu’homme dangereux), voici venu le tour de Kimi Räikkönen. Placé aux côtés de Button sur la 1ère ligne de la grille de départ, le Finlandais devra faire de son atout numéro 1 le pivot de sa course : en tirant la quintessence de son KERS (dont la BGP 001 est dépourvue), Kimi pourrait virer en tête à Sainte Dévote.

 

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La 4è pole position de Jenson Button de la saison, la 7è de sa carrière, est l’une des plus importantes pour le leader du championnat et pour son écurie. Monaco est LE tremplin économique et marketing numéro 1 pour toutes les écuries du championnat du monde de Formule Un. Y signer la pole position est synonyme de couverture publicitaire maximale et de position de force dans la course à la victoire et aux sponsors.

 

Ross Brawn et ses stratégies qui font toujours mouche ne sont probablement pas étrangers à la prouesse de Button. Les quantités de carburant, qui seront dévoilées dans la soirée, permettront de lever une partie du voile sur la question des tactiques de course. Car si la BGP 001 est une machine docile et diablement efficace sur le tourniquet de Monaco, les Q2, qui sont la seule phase des qualifications où toutes les monoplaces sont dans la même configuration au même moment (pneus tendres, minimum d’essence à bord), ont démontré qu’elle n’était pas intouchable. Le Prince des Q2 s’appelait Kimi Räikkönen à Monaco. Artiste d’un chef d’œuvre (1:14.514) qui a fait trembler le record de la piste signé Schumacher, au volant d’une F1 propulsée par un V10, possédant deux fois plus d’appuis et un anti-patinage ! Son dauphin était son voisin géographique, Heikki Kovalainen. Webber s’était glissé devant Barrichello et Button n’était que le 8è meilleur performeur.

 

Räikkönen avait peut-être résumé le week-end Monégasque avant son ouverture en expliquant Mercredi, « Je m’attends à ce que les temps au tour soient meilleurs que par le passé. En théorie, les règlementations techniques ont ralenti les voitures dans les courbes rapides mais nous sommes plus rapides dans les virages lents, grâce aux pneus slicks ». L’histoire a donné raison au champion du monde 2007. Le 2è propos de Kimi sera-t-il également prémonitoire ? « Nous utiliserons le KERS : il pourrait bien ne pas représenter un aussi grand bénéfice que sur d’autres circuits, mais il permet tout de même une amélioration des performances ». Du KERS pourrait en effet dépendre l’issue du 56è Grand-Prix de Monaco. Räikkönen en est équipé, les pilotes (Button devant, Barrichello et Vettel derrière) qui l’entourent sur la grille non. Si Kimi parvenait à en faire le meilleur usage à l’extinction des feux, comme cela avait été le cas en Malaisie ou encore en Espagne, il pourrait virer en tête à Sainte Dévote. La suite, il l’a connaît lui qui a remporté 17 Grand-Prix et qui s’était imposé de main de maître en 2005 malgré une stratégie calamiteuse de McLaren Mercedes. La distance entre le départ et le premier virage est la plus faible de la saison. Le KERS (qu’un pilote ne peut déclencher qu’à partir de 100km/h) aura-t-il le temps de faire la différence ? Dans le cas contraire, sera-t-il décisif dans les premières phases de freinage, avant que la course ne s’installe dans son scénario de premier relais ?

 

Autant de questions qu’un autre adepte du KERS, Lewis Hamilton, n’aura pas à se poser. Piégé par une ruade de sa machine dans la descente après le casino, le champion du monde en titre a fracassé son train arrière gauche contre un rail en Q1 et s’élancera de la 16è place de la grille de départ. Ses compagnons d’infortune, éliminés des premiers rangs, sont les sociétaires des TF109 et F1.09. Comme nous l’anticipions ce matin, Toyota et BMW Sauber se préparaient bien à une catastrophe qui est une aubaine pour Jenson Button. Ses poursuivants les plus proches (Toyota l’était à Bahreïn, Kubica à Melbourne) changent constamment d’identité alors qu’il est toujours présent dans le trio de tête. Le détail aura son importance au moment du décompte final.

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