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23 Nov - 08:19
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Button surprend Vettel, Rosberg, Ecclestone, Brawn…

La décision de Jenson Button de quitter Brawn GP, la formation qui lui a permis de s’emparer du sceptre de roi de la Formule 1, a cueilli à froid et déçu – doux euphémisme – le patron de l’écurie éponyme. Mais Ross Brawn n’est pas le seul professionnel de la discipline à rester pantois face au défi que se lance le nouveau champion du monde : rosser Lewis Hamilton en faisant équipe avec lui au sein de McLaren Mercedes. Personne ne considère l’arrivée de Button à Woking comme celle du loup dans la bergerie, mais plutôt comme un geste mû par un curieux instinct suicidaire.

 

Au sein de Brawn GP et de Mercedes, Button fait l’unanimité contre lui. Nico Rosberg a avoué avoir été « un peu surpris » et estime que Jenson effectue « une démarche intéressante ». Chez McLaren, Hamilton se frotte les mains. Dans les garages voisins, la perplexité et l’incompréhension sont les maîtres mots. Pourquoi Button n’a-t-il pas choisi de rester prophète en son pays, de profiter de l’aura dont il joui à Brackley et d’axer le département R&D de la future ex Brawn GP pour faire épouser à la flèche d’argent son pilotage si sensible ? « Je pense que ce fut une surprise pour tout le monde ! » tranche Vettel dans les colonnes d’autosport en ne s’embarrassant pas de principe, « Brawn GP, qui est maintenant Mercedes GP, a été très forte cette année. Ils ont gagné les championnats Conducteurs et Constructeurs. Ils avaient une très bonne voiture, une bonne équipe, et c’est toujours surprenant qu’un champion quitte son écurie. »

 

De fait, les champions du monde de l’ère moderne qui ont déserté l’entreprise qui a fait d’eux des têtes couronnées la saison précédant leur départ ont agi pour raccrocher casque et gant (Prost, Häkkinen) ou se sont purement et simplement fait limoger par leur écurie (Mansell, Hill). Seules exceptions à la règle : Jacques Villeneuve, qui montait un projet d’envergure avec son ami et manager, Craig Pollock, et Fernando Alonso qui a senti le vent tourner chez Renault – l’histoire lui a donné raison. Button n’entre pas dans un de ces deux cas de figure même si personne ne peut prédire quelle sera la compétitivité de Mercedes GP une fois la nouvelle donne technique absorbée par les ingénieurs (réservoir plus volumineux, pneus avant plus étroits). « Vous ne savez pas si les choses vont changer du tout au tout » reconnaît Vettel, « Mais en ce qui concerne Brawn GP, le fait que Mercedes arrive est une chose très positive et fait de l’équipe celle d’un constructeur. C’est donc une surprise car je pense qu’ils seront forts l’année prochaine. »

 

Le patron de la FOM, qui jubile de mettre son nez dans les tractations entre pilotes et écuries, avoue n’avoir pas anticipé le déménagement de Button. « Il sait ce qu’il fait et doit être content de son arrangement. J’étais surpris. Je suppose qu’il est confiant de pouvoir défier Lewis » explique Bernie Ecclestone, « C’est une lourde tâche. Lewis est le genre d’homme qu’il faut pousser et le numéro 1 sera le plus rapide. En cours de saison celui qui sera ce numéro 1 se dégagera sans ambigüité. »

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