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Depuis le nivellement de l’impact du diffuseur double – que seulement trois écuries possédaient en début de saison – l’exploitation des pneumatiques et leur potentiel en fonction des conditions de piste (adhérence, météo), aura une fois encore été le facteur numéro 1 dans la performance globale des Formule 1. Abou Dhabi n’a pas fait exception. Les Bridgestone tendres ont défavorablement surpris les pilotes hier en qualifications et les gommes dures ont eu des sautes d’humeur sur la plupart des F1 lorsque les paramètres climatiques ont changé avec le crépuscule (chute de la température, grimpée en flèche de l’hygrométrie, changement d’orientation du vent).
Pour Bridgestone, une conclusion s’impose : les pneus durs seront privilégiés par les 20 pilotes qui prendront place sur la grille de départ du 1er Grand-Prix d’Abou Dhabi de l’Histoire. « Nos informations montrent qu’aucun des deux types de pneus n’a souffert d’une dégradation particulière » affirme Hirohide Hamashima, directeur du développement chez Bridgestone Motorsport. Si la durabilité des enveloppes Nipponnes n’est pas en cause, leurs performances sont très distinctes. « Les pneus ont une bonne adhérence et sont performants ce qui veut dire que les temps au tour vont chuter au fur et à mesure que les voitures s’allègent, mais en nous basant sur nos informations nous pouvons dire que pour la majeure partie de la course, les stratégies de tenteront de minimiser l’utilisation des pneus tendres. »
Toute la question sera de savoir quand chausser les pneus tendres (chaque pilote a l’obligation d’utiliser les deux spécifications, sauf en cas d’arrivée de la pluie). Au départ lorsque le soleil chauffe la piste et qu’elle est a priori la plus favorable aux gommes cerclées de vert, ou en fin de parcours en espérant que les positions soient figées ? Pilotes et écuries feront leurs choix non sans avoir écouté l’expertise d’Hirohide Hamashima, « La piste évolue encore et il se pourrait bien que les pneus tendres soient bien plus performants le Dimanche… » |