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Karun Chandhok est parvenu à ses fins. Après avoir gravité autour de plusieurs acteurs majeurs de la Formule Un susceptibles de lui mettre le pied à l’étrier de la Formule 1, l’Indien a trouvé chaussure à son pied en embrassant la cause HRT et en surfant sur la vague du projet du Grand-Prix d’Inde qui tient particulièrement à cœur à Bernie Ecclestone. Vainqueur de 2 courses de GP2, Karun n’a jamais réellement convaincu le milieu qu’il avait le talent pour percer au plus haut niveau mais son opiniâtreté et son application et un certain coup de volant pourraient lui permettre de donner du fil à retordre à son équipier, Bruno Senna, avec lequel il faisait équipe en GP2 chez iSport International en 2008 – le Brésilien avait marqué le double de points de l’Indien.
« C’est un sentiment incroyable ! Je suis ravi de pouvoir concrétiser le rêve d’une vie, celui d’arriver en F1. Nous avons travaillé pendant tant d’années pour avoir cette opportunité et aujourd’hui nous avons enfin réussi. Ça a l’air un peur surréel pour être tout à fait franc. Ce n’est que lorsque je serai à Bahreïn que je commencerai à réaliser ce qui m’arrive, que je serai que la grille de départ avec des champions du monde tels que Schumacher et Alonso » a déclaré le natif de Chennai qui n’aura finalement pas pu réaliser son ambition grâce à ses deux appuis naturels, l’écurie Indienne Force India – dont le patron, Vijay Mallya, est un ami de la famille Chandhok – et Red Bull, qui avait naguère pris Karun sous son aile.
« Ma famille et moi sommes passés par des temps très stressants cet hiver et nous voudrions remercier Monsieur Sunder Mulchandani, le Dr Colin Kolles et Monsieur Bernie Ecclestone sans qui ce rêve serait resté inaccessible » poursuit Chandhok en confirmant l’influence galopante du Président de la FOM au sein de la Formule Un et notamment de la constitution de son plateau, une prérogative que sa fonction ne lui attribue pas naturellement mais qu’il a conquise grâce à la complaisance de son ami et ancien Président de la FIA, Max Mosley, ainsi que par son désir de tout régenter dans le sport.
La volonté d’Ecclestone était dictée par la prochaine nouvelle destination de la Formule Un, l’Inde… « Avec la perspective d’un Grand-Prix d’Inde en 2011, la F1 deviendra rapidement l’un des sports les plus populaires en Inde et c’est un instant où nous pouvons être fiers, moi mais aussi mon pays. »
LE sujet épineux de la compétitivité de HRT ? Il est aujourd’hui secondaire pour un commando qui avait avant tout pour mission d’assurer la survie de l’entreprise qui passait impérativement par le respect de son engagement, à savoir une présence à Bahreïn pour l’ouverture de la saison. Les écueils que Chandhok devra contourner ne l’effraie pas ; l’Indien compte sur l’expertise et le savoir-faire de Dallara, un constructeur qu’il connaît particulièrement bien pour avoir usé ses fonds de combinaisons en World Series by Nissan puis en GP2. « S’il est vrai que nous sommes désavantagés par rapport aux autres écuries en ce qui concerne les essais privés, j’ai une grande confiance en Dallara. J’ai eu bonne relation avec Monsieur Dallara. Je me souviens lui avoir rendu visite en 2008 avant les courses de Monza de GP2 et il m’avait dit qu’il pensait qu’il pourrait être prochainement en F1. C’est fabuleux d’y parvenir ensemble. Colin Kolles est une bête de travail et il a fait un travail fantastique pour s’assurer que nous serons sur la grille à Bahreïn. Au moins je suis déjà allé à Bahreïn et je connais le circuit. J’ai rencontré les ingénieurs et les responsables, tout le monde semble motivé et je suis impatient de travailler avec eux sur un circuit, la semaine prochaine. » |