Le Chef d’Exploitation moteur du Renault F1 Team est resté sans voix après la course d’hier. Voici pourquoi.
Denis, comment s’est passé le GP d’Europe pour vous ? Quelle course fantastique ! Nous avons engagé ce Grand Prix en sachant qu’il nous faudrait attaquer jusqu’au dernier tour, et que c’est en fin de course que nous pourrions nous montrer les plus compétitifs. Ces dernières années, nous nous étions habitués à ce que les courses se décident aux deux tiers de la distance. Aujourd’hui, grâce au nouveau règlement pneumatiques, nous avons pu inverser la tendance : Fernando a mis la pression sur Kimi Räikkönen jusqu’à la fin et cela a payé. De l’extérieur, c’était un spectacle fantastique. C’était la F1 telle qu’elle devrait être !
Fisico, quant à lui, a une nouvelle fois manqué de chance… Il a réalisé une très belle course, puisqu’il gagne 14 positions et partant depuis la voie des stands. Tout comme Fernando, il savait qu’il lui faudrait attaquer assez tard dans la course afin de faire fonctionner notre stratégie. Il a réagi à la perfection. Cependant, avec la voiture dont nous disposons, notre avance au championnat des constructeurs devrait être bien plus grande. Fisico n’a pas été verni jusqu’à présent, mais nous travaillons dur afin que tout cela ne soit plus qu’un mauvais souvenir.
Enfin, les RS25 d’hier devront disputer une nouvelle course au Canada : un défi ? Absolument. Le Nürburgring est assez exigeant envers les moteurs et Montréal est un autre test. Ce circuit compte de nombreux virages lents suivis par de longues lignes droites. La vitesse moyenne du moteur et les périodes passées à fond sont assez élevées : c’est donc un défi important pour les V10. Cela dit, nous ne sommes pas inquiets. Les moteurs se sont bien comportés ce week-end et ils sont conçus pour disputer deux courses consécutives. Dans ces conditions, nous sommes confiants et nous pensons être une nouvelle fois compétitifs à Montréal.