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Les écuries désireuses de faire un dépôt de candidature pour le championnat du monde de Formule Un 2010 devront se manifester au plus tard ce soir à minuit. D’après nos informations, elles sont 3 à avoir franchi le pas, une redoublante (Williams) et deux novices : l’écurie américaine mise sur pied par Anderson et Windsor, anciennement USF1 et rebaptisée US Grand Prix Engineering pour des raisons de droits d’exploitation du nom F1 déposé par Bernie Ecclestone, et Campos qui est issue de la F3 et du GP2. L’écurie fondée par l’ancien pilote a vendu son équipe GP2 à Barwa Addax qui caracole en tête du championnat avec Romain Grosjean.
Les autres candidats pressentis ont été échaudés par la rixe entre FIA et FOTA qui a jeté les réglementations techniques dans une impasse. Comme nous vous l’exposions plus tôt dans la semaine, les budgets seront probablement plafonnés, mais au double de la hauteur initialement voulue par Max Mosley. En contrepartie, les écuries nouvellement inscrites au championnat du monde auront plusieurs avantages techniques et financiers tels que l’achat du moteur et de la boîte de vitesses pour un budget restreint (les constructeurs seraient prêts à faire une enveloppe globale inférieure à €10 millions) mais aussi le châssis et d’autres savoir-faire onéreux pour toute entreprise partant d’une feuille blanche. Les réglementations étant encore une boîte noire, les nouveaux arrivants ne peuvent se permettre de prendre des engagements sans savoir à quelle sauce ils seront mangés et sans pouvoir démarcher des sponsors auxquels ils n’ont pour l’heure qu’une coquille vide à présenter. Plusieurs d’entre eux pourraient attendre l’horizon 2011 et le nouveau plafonnement des budgets à une quarantaine de millions d’Euros.
En ce qui concerne les écuries faisant déjà partie du paysage de la F1, toutes sauf Williams ont suspendu leur inscription et l’ont conditionnée à la recherche d’un nouvel accord avec la FIA. Elles entendent faire barrage au concept d’une F1 à 2 vitesses et avoir suffisamment de liberté technique pour entretenir l’image de vitrine technologique de la F1 sur laquelle surfent les constructeurs pour vendre leurs automobiles. Il est également peu probable que les manufacturiers autoriseront les experts comptables de la FIA à mettre le nez dans leurs livres de compte. |