|
Le Fuji Speedway est une inconnue pour les 11 écuries du championnat du monde de Formule 1. Le complexe appartenant au 1er constructeur mondial n’a plus accueilli le pinacle du sport automobile depuis 1977 et si sa modernisation s’est réduite au strict minimum quant au dessin de la piste, le circuit n’en restera pas moins inexploré par une F1 jusqu’à Vendredi matin.
Les 11 écuries ont toutes analysé et intégré dans leurs simulateurs les paramètres physiques envoyés par la direction du circuit, mais les impondérables – niveau d’adhérence de la piste, météorologie – ne permettent pas aux prétendants au titre de débarquer au Japon pétris de certitude.
Certes, avec sa très longue ligne droite (1,5km) et le reste du tracé plutôt tortueux, le circuit du Mont Fuji a des liens de parenté avec Indianapolis. McLaren gravira-t-elle le Mont Fuji avec autant d’aisance qu’elle s’était servie du Brickyard pour apporter une pierre à son édifice de victoires 2007 ? Fernando Alonso préfère se montrer prudent…
« C’est une nouvelle piste pour les écuries, nous sommes tous sur un pied d’égalité par rapport à la connaissance de ce circuit. En 2006 j’avais fait une démonstration avec quelques passages et la piste semblait vraiment bonne » explique Alonso, l’un des quelques pilotes à avoir déjà foulé le sol du circuit Nippon.
« Trouver les réglages optimums sera un vrai challenge car vous avez cette très longue ligne droite, et le reste du circuit est beaucoup plus lente. Honnêtement, il faudra attendre de voir ce que donnent les essais du Vendredi avant de pouvoir en dire plus, mais je suis impatient de voir ce que ça donnera. Nous ne sommes pas en position de faire des prévisions, mais je suis sûr que le championnat continuera de se jouer à 4 pilotes. Ferrari était forte à Spa, nous l’étions à Monza, chacun travaille dur pour préparer Fuji, Shanghai et Interlagos. » |