|
La FIA fait un virage à 180° en confirmant le retour de l’autorisation des changements de pneus en course, un an après avoir obligé les écuries à utiliser le même train pour les qualifications et la course. Les pneus ne devront plus être rainurés (à l'horizon 2007 probablement, lorsque un seul manufacturier de pneus sera présent en F1), ce qui ravira les puristes pour qui les enveloppes utilisées ces dernières années étaient une insulte à la rétine.
La physionomie des Grand-Prix 2004 sera donc de retour : une course scindée en sprints au cours desquels les pilotes devront exploiter au maximum leurs enveloppes, avant de s’engouffrer dans l’allée des stands pour en changer... et repartir pour un sprint. Des épreuves probablement plus physiques donc (qui avaient surpris Jacques Villeneuve lors de ses trois piges chez Renault), et menées tambour battant.

La faculté d’un pilote à préserver ses gommes ne sera donc plus à l’ordre du jour en 2006, pas plus que les problèmes de montée en température auquel certains pilotes ont dû faire face, tels que Villeneuve ou Fisichella. Les problèmes inhérents à des pneus fatigués (usure naturelle ou plat sur un pneu lors d’un gros freinage) ne seront également plus qu’un mauvais souvenir pour les acteurs du plateau.
Le scénario du pilote qui perd gros dans les derniers tours d’un Grand-Prix, trahi par ses gommes, sera jeté aux orties. En Chine Barrichello a laissé filer des points par la faute de pneus usés jusqu’à la corde, au Nürburgring Räikkönen avait abandonné sur un bris de suspension provoqué par un ‘pneu carré’ après que le Finlandais ait effectué un plat sur son pneu avant droit lors d’un freinage trop appuyé.
Enfin, le retour à la fois des changements de pneus en course et de la carcasse slicks (2006 ou plus probablement 2007) forcera les manufacturiers de pneus à repartir d'une feuille blanche. L'avantage acquis par Michelin en 2005 devient totalement caduc. |