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Une année seulement après avoir lancé dans l’arène de la F1 son V8, un 750cv puissant et doté d’une vitesse de rotation à faire pâlir les plus grands constructeurs (le CA2006 affichait 20.000 tours/min dès l’hiver dernier), Cosworth sera-t-il contraint de faire ses adieux à la Formule Un ?
Les deux partenaires de Cosworth en 2006 – Williams (V8) et Red Bull (Toro Rosso, V10) – ont officialisé de nouveaux accords avec Renault et Toyota respectivement. Des 11 écuries du plateau actuel, 10 sont pourvues en blocs propulseurs. Seule SpykerF1 n’a pas encore dévoilé quel V8 sera installé à l’arrière de sa première monoplace de Formule Un et le rapprochement du constructeur néerlandais et de Ferrari – via un actionnaire commun – ne présage rien de bon pour Cosworth.
Si le V8 de Maranello est onéreux, il apporte la garantie de disposer d’un des meilleurs blocs du championnat, ce qui pourrait donner un coup de turbo aux ambitions de l’écurie basée à Silverstone. En outre, Spyker pourrait envisager de dégonfler la facture en incluant dans le contrat l’installation d’un moteur Ferrari dans l’une des ses voitures de route de luxe.
De son côté, Cosworth ne communique plus sur la F1 et n’a pas publié de bilan du Grand-Prix d’Italie, seul évènement de la saison F1 que le motoriste n’ait pas traité. Il a déplacé son centre d’intérêt sur le Champ Car et la validation du bloc qui équipera la toute nouvelle DP01. Hitzinger, ancien gourou du développement chez Cosworth, a quitté le navire pour s’allier à Red Bull.
Le salut de Cosworth viendra peut-être du géant de la boisson énergétique. Afin de s’affranchir d’un partenariat avec un constructeur – qui sera toujours réticent à aider une autre écurie que sa maison mère à triompher –, Red Bull Racing pourrait être tenté de racheter Cosworth et de développer son propre moteur. |