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Anthony Davidson a longtemps arpenté les paddocks de Formule Un et a souvent pris le volant d’une F1 en compétition officielle, mais il s’est rarement installé sur une grille de départ d’un Grand-Prix. Le Britannique compte 60 présences en GP pour seulement 24 départs. Cantonné aux essais libres chez BAR puis Honda Racing de 2004 à 2006 après deux piges en course en 2002 en remplacement de l’un des titulaires de feue l’écurie Minardi (Alex Yoong), Davidson a dû attendre 2007 et l’arrivée de Super Aguri en Formule Un pour concrétiser son projet de carrière. Las, après 4 épreuves en 2008, la formation Nipponne jetait l’éponge.
Depuis, Davidson s’est reconverti en commentateur auprès de la BBC et ne manque jamais une occasion de vanter ses mérites et son talent. Jamais titré en monoplace, Davidson estime que sa place devrait être derrière un volant et non un micro, aux côtés des Hamilton, Alonso et autre Schumacher. « L’argent est un problème et l’a toujours été. La F1 a toujours été un sport de riches, mais c’est encore plus vrai aujourd’hui. Quelques écuries m’ont dit que si j’avais €5 millions je serais pris ; j’ai donc cherché mais je ne les ai pas trouvés » explique Davidson à la radio Crash en regrettant le retour d’une ère que beaucoup espéraient révolue, celle des pilotes payants.
« Avec le retrait de beaucoup des plus grosses écuries et seulement 2 constructeurs encore en course, les temps sont durs et toutes les écuries sont à la recherche d’argent. C’est comme si Manchester United alignait un joueur payant dans son équipe, ça n’arriverait pas ! Pourtant c’est le cas en F1 en ce moment. Je sais que j’ai le talent et je mérite d’être là, comme beaucoup d’autres. Malheureusement, depuis que Super Aguri a mis la clef sous la porte, c’est une bataille de tous les instants pour essayer de revenir. » |