| Jarno Trulli a connu une course difficile au milieu du peloton et a terminé 11è. Explications chiffrées...
Une onzième place ne paraît pas fantastique pour Jarno Trulli mais, en réalité, sa course à Hockenheim a été ruinée dans le tour n°14. L’Italien a alors heurté un morceau de l’aileron arrière de Kimi Räikkönen sur la piste. Celui-ci s’est coincé sous la Renault et l’équilibre en a beaucoup souffert : sous-virage permanent à la clé. L’équipe n’a pas pu identifier l’origine du problème depuis la voie des stands et a décidé de changer l’aileron avant par précaution. A ce moment, elle a trouvé une explication au comportement difficile de la R24. Il était trop tard : Jarno avait perdu quatre places sur les voitures qui le pourchassaient à moins de cinq secondes avant son arrêt. Le changement de museau, de plus, a nécessité une immobilisation au stand de 28.281 sec, à comparer aux 20.585 sec pour Fernando.
Jarno n’avait plus qu’une solution : attaquer, tout en sachant qu’un bon résultat serait quasi impossible à décrocher. L’Italien est descendu jusqu’à la 15ème position pendant le deuxième cycle de ravitaillements. Il est remonté à la 11ème place : un effort respectable au long d’une course marquée par seulement un abandon parmi les top teams, et par une belle performance de Jaguar.
Cependant, qu’aurait pu espérer Jarno sans ce problème ? Les indicateurs les plus fiables demeurent les performances de son coéquipier. Ceux-ci montrent que la Renault n°7 était dans le coup : dans les 6 tours d’avant son premier ravitaillement, les temps au tour s’établissent de la sorte :
Trulli : 75.047 / 74.521 / 74.758 / 74.462 / 74.516 / 74.386 – Moyenne : 74.62
Alonso: 74.985 / 74.617 / 74.547 / 74.541 / 74.521 / 74.265 – Moyenne : 74.58
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| | Quatre centièmes de seconde de différence pendant la première partide la course séparaient les deux hommes de chez Renault. Ceux-ci, d’ailleurs, étaient côte à côte sur la piste lorsque Jarno est sorti de la voie des stands après son premier arrêt, échouant de justesse à dépasser son coéquipier.
A partir du tour n°14, les choses se sont compliquées : la performance a chuté d’un coup. Jarno a eu la malchance de connaître un problème… dans le premier tiers de la course. Fernando a connu des difficultés dans le tour 52, lorsqu’il était juste devant Jenson Button et dix secondes devant David Coulthard : il a perdu tout cet avantage et une position sur la BAR, mais est resté troisième. Jarno, lui, n’a pu se défendre : Coulthard, Montoya, Webber et Sato étaient groupés juste derrière lui. La Renault n’était, de plus, pas la plus rapide en ligne droite (13ème vitesse de pointe seulement). Pendant son deuxième relais, le tour moyen de Jarno s’établit en 1’17’’32, contre 1’15’’67 pour Fernando. Ensuite, la course de l’Italien a été handicapée par le trafic. Il lui a fallu se défaire de la Jordan et Pantano et des deux Minardi, qui roulaient groupées. Lorsque enfin la piste s’est dégagée (tour 39 à 43, par exemple), à certains moments de la course, la Renault n°7 était capable de reprendre son rythme.
Trulli : 75.199 / 75.742 / 75.761 / 74.894 / 75.697 – Moyenne : 75.46
Alonso: 75.075 / 75.122 / 75.087 / 75.196 / 74.826 – Moyenne : 75.06
Les meilleurs tours en course, de plus, montrent que les Renault étaient toutes les deux compétitives dimanche. Jarno décroche le 6ème chrono en course (1’14’’386) et Fernando le 5ème (1’14’’265) : juste un dixième d’écart.
Belle opportunité manquée pour Jarno, donc. Mais cela fait partie de la course. Comme Jarno l’a dit l’hiver dernier : « Auparavant, lorsque les choses ne se passaient pas bien, j’avais tendance à me replier un peu sur moi-même. Je suis plus cool aujourd’hui. J’ai compris qu’en certaines circonstances, il n’y avait rien d’autre à faire qu’oublier et se concentrer sur la course suivante. » Rendez-vous est pris pour Budapest.
Source : renaultf1.com
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