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Jarno Trulli a dû patienter avant d’entamer son programme de préparation au Grand-Prix d’Italie, hier sur le circuit de Monza. Deux problèmes mécaniques distincts et inopinés ont différé son entrée en piste, mais l’Italien a pu boucler 92 tours du circuit long de 5,793km et poser les bases de la TF108 dans sa configuration appuis faibles.
Hormis la charge aérodynamique revue à la baisse, le pilote de Pescara a testé les freins qui sont toujours soumis à rude épreuve sur un circuit composé de longues lignes droites et de chicanes lentes et où le moteur est sollicité à 70% du temps à son plein régime. Dernier domaine à surveiller de près sur la TF108, et pas des moindres, ses suspensions. La monoplace de Cologne a souvent développé une faiblesse en la matière et les vibreurs hauts et cassants de Monza ne sont généralement pas fait pour lui plaire. Les suspensions ont d’ailleurs fait l’objet d’une attention particulière hier en Lombardie.
« Les sensations que procure la voiture sont importantes à Monza car il faut essayer de rouler avec le moins de traînée possible et on n’a donc pas autant d’appuis que sur d’autres circuits » explique Jarno.
« Ce n’était pas un départ idéal mais lorsque nous avons commencé à rouler tout s’est bien passé » poursuit Gerd Pfeiffer, manager de l’équipe d’essais, « Nous avons dû apporter quelques changements mécaniques que nous devrons analyser à Cologne. Dans l’après-midi, nous avons rattrapé le retard pris sur notre programme et avons l’accent sur la collecte de données relatives à la suspension. Les chronos n’étaient pas notre objectif et nous sommes bien placés pour faire des progrès demain avec Jarno puis avec Timo pour le dernier jour. » |