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A l’heure où le paddock bruisse des rumeurs du remplacement du président actuel de la Fédération International de l’Automobile, Max Mosley, celui auquel le Britannique avait succédé en 1996, le Français Jean-Marie Balestre, est décédé cette fin de semaine à l’âge de 86 ans.
Régnant sans partage sur le sport automobile durant plus de 13 ans, Jean-Marie Balestre était polymorphe et tentaculaire : participant à la création de l’empire du groupe Hersant, membre fondateur de la FFSA en 1952, président de l’Assemblée Internationale de Karting puis concepteur de la FISA – un état dans l’état de la FIA, autonome – qui a servi ses desseins de tentative de prise de pouvoir totale de la F1. Le bras de fer engagé contre la FOCA (Formula One Constructor Association) de Bernie Ecclestone, entamé au début des années 80, s’est conclu par un accord qui a scellé l’avenir de la F1 pour de longues années et qui perdurent de nos jours : Bernie Ecclestone est le patron commercial de la F1, l’aspect sportif restant la prérogative de la FIA.
Balestre a initié la lutte contre la fuite en avant des capitaux et des technologies en Formule 1 : il est celui qui a coupé les ailes aux monoplaces à effet de sol et aux moteurs turbocompressés. Il est également celui qui a fait prendre un tournant au championnat du monde des rallyes en s’opposant à la politique préconisée par Peugeot après le décès d’Henri Toivonen.
Au début des années 90, la synergie de l’usure du pouvoir, d’une collection d’ennemis politiques et du début du déclin de la présence Française au plus haut niveau du sport, a permis à Max Mosley de remporter haut la main le vote aux élections de la présidence de la FISA.
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