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30 Mars - 11:55
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Diffuseur, la preuve par A+B ?

Son diffuseur miracle n’explique pas les performances de la Brawn GP BGP-001. Si le doute était permis au soir des derniers essais privés hivernaux où Button et Barrichello avait déchiré tous les pronostics, aucun observateur sérieux ne flairait plus le bluff au soir des qualifications et du Grand-Prix d’Australie. Rubens Barrichello en a apporté la preuve par A+B, hier à Melbourne. Quoi que...

 

Après avoir raté son départ – l’anti-calage s’est intempestivement déclenché – Rubinho a été chahuté dans le 1er virage et a provoqué un accrochage en chaîne dont Webber, Heidfeld et Kovalainen ne sont pas sortis indemnes. Sa monoplace s’est péniblement extirpée de la 1ère chicane avec la dérive gauche de l’aileron avant et le diffuseur salement amochés.

 

Alléluia ! La BGP-001 de Barrichello est devenue le témoin négatif (celle de Button étant son alter ego positif) dont toute étude scientifique a besoin pour établir des comparaisons. On espérait disposer de la même dichotomie avec les BMW Sauber F1.09 : celle de Kubica était dépourvue du KERS, celle d’Heidfeld non. Las, l’Allemand a fait les frais de l’accrochage du 1er virage et il faudra attendre le GP de Malaisie pour espérer établir un ratio de performance concernant le KERS. Un diffuseur détruit n’a pas empêché Barrichello de franchir la ligne d’arrivée en 2è position et le Brésilien met volontiers à profit son résultat pour minimiser l’impact du diffuseur sans sa performance globale. « Je peux dire une chose, avec l’accident dont j’ai été victime, si les gens pensent que notre voiture est bonne seulement grâce à son diffuseur, et bien l’énorme choc que j’ai subi a complètement détruit mon diffuseur » explique Barrichello, « La voiture était performante après ça. Mon rythme n’était pas fantastique car la température de la piste a chuté, mais la voiture est malgré tout compétitive. »

 

Le rythme de course de Barrichello n’était effectivement pas le meilleur qui soit. La différence entre Button et Barrichello dans l’exercice du tour rapide ? Une seconde pleine ! 1:28.020 contre 1:29.066. L’écart est-il à mettre sur le compte d’un pilote (Barrichello) englué dans le trafic ? Non. Les deux pilotes BMW Sauber, Kubica (constamment parmi les leaders) et Heidfeld (piégé dans le peloton), ne sont séparés que par 3 dixièmes de seconde. L’écart entre Button et Barrichello ne s’explique pas plus par la vélocité des pilotes, qui ont fait jeu égal en essais libres et en qualifications.

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