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Donington Park ne s’est pas encore fait une place au soleil de la Formule 1. Le circuit Anglais appelé à remplacer Silverstone dans le cadre du Grand-Prix de Grande-Bretagne (à partir de 2010 et pour une durée de 10 ans) a jusqu’au mois de Septembre pour convaincre le patron de la FOM (et responsable du calendrier du championnat du monde de Formule 1) de la qualité de ses infrastructures.
La tâche n’est pas mince. Une levée de fonds de près de €50 millions doit en effet être faite dans les plus brefs délais afin de permettre à Donington Park de respecter son cahier des charges initial et de procéder au lifting de sa piste et de ses infrastructures. Elle doit aussi permettre la construction de nouveaux stands et d’un paddock flambant neuf comprenant des suites privées dans l’aile réservée aux hospitalités.
Les propriétaires de Donington Park (Donington Ventures Leisure Ltd, DVLL) ont jusqu’aux mois de Septembre pour recueillir l’adhésion de Bernie Ecclestone. L’adoubement ne sera pas automatique. Encore moins à la suite de la révélation du business plan de la DVLL qui consiste à financer l’opération de chirurgie esthétique du circuit en contractant des dettes qui seraient remboursées par la billetterie du circuit : 6.000 places de luxe réservées à des clients triés sur le volet. A raison d’un abonnement frôlant les €6.000 annuels, la DVLL espère récolter près de €40 millions avec seulement 5 à 10% des places assises. L’opération paraît audacieuse en temps de récession mais elle pourrait recevoir la première impulsion demain à la suite de l’examen du dossier par le Conseil du Comté de Leicester.
« La DVLL est sous contrat avec nous et je suis sûr qu’elle en comprend la teneur. J’imagine qu’elle a pris l’état du marché en considération et qu’elle a pris des mesures » a déclaré Bernie Ecclestone au Daily Telegraph, « Je compte sur elle et sur ce qu’elle m’a dit quelle mettrait en œuvre. Nous avons une date butoir, en Septembre de mémoire, afin de vérifier que tout est tel que nous l’avions prédéfini. »
Mais le propos du fondateur de la FOM se fait plus menaçant lorsque l’éventualité d’un échec de la DVLL est évoquée. Le ton n’est pas cassant mais dénué de sentiment, comme toujours lorsqu’il s’agit de sites hôtes de la F1, « Si ce n’est pas le cas, alors nous avons 4 ou 5 sites prêts à accueillir une course. » |