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Le Directeur de la Compétition de Michelin, Pierre Dupasquier, riche de plus de 30 années d’expérience en F1, évoque le nouveau champion du monde.
Pierre Dupasquier est une figure du paddock. L’ingénieur, aujourd’hui Directeur de la Compétition chez Michelin, a travaillé avec les plus grands. Ayant participé à l’introduction du pneumatique radial en F1, à la fin des années 70, il a également collaboré avec les plus grands pilotes et champions du monde. Tous lui ont fait forte impression et Fernando n’a pas échappé à la règle cette année.
« J'ai rencontré Fernando Alonso pour la première fois à l'occasion d'une Course des Champions. Il n'était pas encore pilote de F1 », explique Pierre, « Deux choses m'ont frappé d'entrée de jeu : sa modestie et sa détermination. J'ai retrouvé ces deux qualités lorsqu'il est arrivé au sein du Renault F1 Team. »
Au niveau du travail abattu et de la sensibilité technique de Fernando, là encore, des éloges : « Pour nous, le feedback d'un pilote est précieux », poursuit Pierre Dupasquier, « Fernando a toujours été précis dans ces commentaires. Il dispose, de plus, d'une mémoire d'éléphant qui lui permet de se souvenir d'un numéro de référence utilisé des mois plus tôt en essais ! »
« Il effectue la première partie de la synthèse technique pour nous, il fait un tri. C'est rare. Aujourd'hui, il est mûr. Il sait gagner des courses de F1, tenir la dragée haute aux Schumacher et autres Montoya. Fernando, de plus, sait se fixer des objectifs : s'il ne peut pas gagner, il ne tentera pas le tout pour le tout et se contentera de la deuxième position. Il épargnera sa monoplace intelligemment : moteur, pneumatiques ne seront pas sollicités pour rien. Il a la sensibilité technique d'un grand. »
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