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A quelque chose malheur est bon affirme le proverbe. La F1 l’a fait sien en 2007 ! L’affaire d’espionnage industriel qui a secoué les paddocks pendant 3 mois aurait pu être traitée avec le minimum de communication de la part de McLaren et de la FIA, les transcriptions du Conseil Mondial du Sport Automobile du 13 Septembre auraient pu ne jamais être couchées sur le papier et le public aurait pu n’avoir que des bribes de répondes aux multiples questions que soulève cette affaire.
Les belligérants en ont décidé autrement, sans concertation mais avec un bel ensemble. Ferrari, mais surtout McLaren et la FIA ont joué la transparence. L’écurie de Woking avait initié la chose pour éviter que l’abcès percé en Hongrie ne s’infecte à nouveau entre Hamilton et Alonso. Une démarche louable et diamétralement opposée aux pratiques de McLaren qui, peu habituée aux communications sans détour avait parfois frisé le ridicule et l'incontinence verbale, comme lorsque McLaren s’était fendue d’un communiqué pour préciser que non, Hamilton n’avait pas dit ‘The F word (Fuck) à Ron Dennis aux qualifications du GP de Hongrie.
C’est aujourd’hui au tour de Max Mosley de lever un nouveau voile sur une partie du scandale de l’espionnage, et plus particulièrement des correspondances entre Alonso et De La Rosa, qui ont été le catalyseur de la tenue d’une nouvelle réunion extraordinaire du Conseil Mondial plutôt que du Tribunal d’Appel International (TAI). « Bernie m’a parlé de ces correspondances et m’a dit qu’elles étaient très compromettantes » a expliqué Mosley, « Je ne sais pas qui les lui avait donné, mais j’ai ma petite idée là-dessus. »
Et Mosley de reconnaître que l’annulation de la convocation du TAI a joué en faveur de McLaren Mercedes. « Lors de l’Appel McLaren aurait probablement été exclue 2 années et ses pilotes auraient perdu leurs points. Mais l’amende n’aurait pas été aussi lourde (ndlr : Elle ne le sera finalement pas puisque McLaren, bien que dernière du championnat Constructeurs 2007, percevra les dividendes des bénéfices commerciaux de la F1). Mais il y a encore des zones d’ombre, par exemple est ce que Stepney donnait les informations gratuitement ? Probablement pas ! Alors qui payait et pourquoi ? » |