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Bernie Ecclestone a plusieurs casquettes dans le microcosme de la Formule 1. Codétenteur des droits commerciaux, il est également le grand manitou du calendrier du championnat du monde et n’est jamais étranger aux négociations importantes pour l’image du sport, telles que l’arrivée d’un pilote au patronyme connu ou encore le rachat/la liquidation d’une écurie. C’est donc sans surprise que l’on retrouve Bernie Ecclestone au centre des pourparlers concernant le rachat de feue Honda Racing, même si le milliardaire affirme n’être qu’un conseiller.
Ecclestone n’étonne pas non plus son monde en tirant à boulets rouges sur le noyau responsable du projet d’écurie de Formule 1 porté par Honda. « Ils n’ont même pas cherché de sponsors ! » tempête Bernie dans les colonnes de Bild en reprenant l’un des griefs que nous avions développé dans notre analyse du retrait de Honda, « Ils s’arrêtent parce qu’ils sont 9è et qu’ils ont dépensé de l’argent sans penser au lendemain. »
Et Bernie d’aller plus loin dans le châtiment en révélant au Financial Times que « Je ne devrais pas dire ça mais la seule écurie qui nous manquerait si elle venait à partir est Ferrari » estime Ecclestone en réitérant l’un de ses principes fondamentaux, qui l’incitent notamment à verser une plus grosse part du gâteau des revenus commerciaux de la F1 au cheval cabré qu’à ses rivaux. « Je ne voudrais bien évidemment pas perdre McLaren. Je ne voudrais pas non plus perdre Williams » poursuit aussitôt Ecclestone pour dissiper tout malentendu ou départ de polémique. |