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Lewis Hamilton et son style inimitable, brut de décoffrage, ne font pas que des heureux dans le championnat du monde de Formule Un. Au sein d’un sport poli et policé où seuls Senna et Schumacher ont eu le droit du temps de leurs splendeurs de commettre de basses besognes en toute impunité, le pilotage du champion du monde 2008 ne passe pas inaperçu. On se souvient de son incroyable bévue dans l’allée des stands de Montréal : immobilisés au but de l’allée après leurs pit stops, Räikkönen et Kubica avaient respecté les feux rouges, Hamilton non. Il avait provoqué l’abandon du Finlandais. A Sepang, ses zigzags étaient destinés à casser l’aspiration dont essayait de bénéficier Vitaly Petrov. A Shanghai hier, sa McLaren a glissé sur les bandes de peinture blanche, donnant l’impression à Vettel qu’il s’agissait d’une agression caractérisée.
Tous ces incidents sont dépourvus de malice ou de calcul. Hamilton pilote en Formule Un comme il le faisait en karting et dans les formules de formation, par amour pur de la bagarre et du pilotage. Pour contrer le grondement de ses collègues pilotes, Lewis Hamilton a trouvé un allié de poids, Bernie Ecclestone. « Mais de quoi parlent-ils ? N’est-ce pas un sport où tout est question de course automobile ? Je pense que Lewis a fait une course fantastique à Sepang » a déclaré le patron de la FOM au Mirror, « Il a vraiment bien piloté et les autres devraient arrêter de se plaindre et faire de la course ! J’ai adoré regarder ses performances à Sepang et je parie que les fans aussi ! La réaction des autres, c’est beaucoup de jérémiades pour rien. » |