Ecclestone confirme qu’il n’y aura pas de GP de France avant 2011
Bernie Ecclestone accuse le coup. Le désistement du
consortium Disney/Lagardère Sports – l’un des 6 candidats à l’élaboration d’un
nouveau projet de Grand-Prix de France – a été durement ressenti par le
fondateur de la Formula One Management, l’organisme en charge de la définition
du calendrier du championnat du monde de Formule 1. « J'ai toujours pensé que le site de Disney était le bon endroit pour
nous, la nouvelle situation qui convenait au Grand-Prix de France : beaucoup
d'infrastructures existaient déjà, les trains arrivent là-bas, tout le monde
connaissait, c'était parfait » explique Ecclestone à l’Equipe en ne
cachant pas sa préférence pour le projet Disney/Lagardère qui, malgré un
pilotage assuré par le quadruple champion du monde, Alain Prost, n’a pu éviter
la sortie de piste orchestrée par les riverains soutenus par deux partis
politiques, le Parti Socialiste et les Verts.
L’amertume d’Ecclestone est à la mesure des espoirs qu’il
avait placé dans le site de Disney, un théâtre d’opération qui représentait l’antithèse
de Magny-Cours que Bernie abhorre. « Nous
sommes allées à Magny-Cours pour de mauvaises raisons, pour des raisons
politiques » rappelle Ecclestone en faisant référence au projet ficelé
par le locataire de l’Elysée et par son acolyte député de la Nièvre à l’époque
de l’imposition de la Nièvre dans le calendrier F1. « Evitons que cela ne se répète. Ce que nous voulons c'est trouver
à coup sûr le bon endroit, car le Grand Prix de France doit vivre pour
longtemps. »
Le site idoine en l’absence de Disney ? Flins et
Sarcelles tiennent la corde. Ecclestone avoue ne pas connaître leurs projets.
Mais ne pouvant plus se reposer sur Disney, le président de la FOM se fera un
devoir de s’enquérir de la raison d’être de chacun d’eux, de leurs forces et de
leur finalité. « La première chose
maintenant, c'est que je veux aller voir par moi-même pour me rendre compte,
savoir à quoi ça ressemble. »