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Bernie Ecclestone ne passe pas pour être le plus ardent défenseur de la Formule Un à l'Européenne. Doux euphémisme. Il y a 3 ans, le patron de la Formula One Management (FOM), qui est aussi le scribe du calendrier du championnat du monde de Formule Un, gravait dans le marbre une phrase hélas devenue célèbre, « L'Asie est l'avenir de la F1, l'Europe son passé. »
Face à la crise des états occidentaux, Bernie Ecclestone est sans état d'âme, cette âme que la F1 a bâti sur le vieux continent et qui continue d'être le moteur principal de la renommée et de la réussite de la F1 dans le monde. Cette âme, Ecclestone la balaie d'un revers de la main, « Elle l'était [Européenne], avant » explique-t-il à Marca en dévoilant sa feuille de route pour les années à venir : un calendrier à 20 courses dont un quart seulement se déroulera en Europe. « Je pense que le nombre idéal est 20 courses, de Mars à Novembre. Nous avons un contrat avec New York ainsi qu'avec Sochi, en Russie. Après ça, j'aimerais beaucoup retourner en Afrique du Sud et au Mexique […] dans les prochaines années, l'Europe n'aura plus que 5 courses. L'Europe est finie, c'est un bel endroit pour le tourisme mais c'est à peu près tout. L'Europe appartient au passé. »
L'année de sa création, en 1950, le championnat du monde de Formule Un se produisait exclusivement en Europe et une manche externe au vieux continent, les 500 miles d'Indianapolis, lui apportait une plus-value de par son prestige. En 2011, face à la complexité d'organiser un Grand-Prix en Europe – face aux réticences politiques et économiques, comme en France ou en Belgique – Ecclestone préfère manger son chapeau et affirmer que certaines destinations, hier présentée comme le mouton noir du troupeau F1, sont vertueuses. Premier exemple, la Corée du Sud, dont Bernie remettait l'avenir en question au lendemain de la tenue de la 2è édition du GP. « Les nouvelles destinations me donnent toute satisfaction : Singapour, l'Inde, la Corée. » |